La valorisation financière de la PI
La Propriété intellectuelle a été longtemps perçue sous un angle essentiellement défensif : on parle de « protéger l’innovation », de lutte contre la contrefaçon, de constitution d’un monopole, dans une logique de repli sur soi.
Cette vision est réductrice et évolue vers une logique de « valorisation », au sens premier de ce terme : conférer de la valeur. C’est notamment le terme utilisé pour désigner l’une des missions des organismes de recherche français.
Perspectives
La Propriété intellectuelle devient de plus en plus une source de revenu autonome.
- Dans le domaine de la culture, la gestion des catalogues de droits génère des revenus importants, et irrigue des pans entiers de l’économie (audiovisuel, littérature, publicité, …).
- Dans le domaine des marques, nombre de sociétés concentrent leur activité sur la gestion et l’animation de leur notoriété et de leur image, et tirent les revenus exclusivement par le licensing.
- Dans le secteur industriel, on assiste, pour les entreprises dans les pays les plus avancés, à une augmentation des revenus par la concession de licence compensant une baisse des revenus de production industrielle : THOMSOM génère la quasi-totalité de son résultat par le licensing, TRANSMETTA, qui réalise déjà autant de chiffre d’affaires par la concession de licence que par la fabrication et la commercialisation de circuit intégré prévoit de cesser totalement cette activité au profit du licensing. ALCATEL s’est réorienté vers la maîtrise en amont et en aval pour une meilleure flexibilité industrielle.
Cela nécessite bien sur une capacité à créer et innover, et à organiser la valorisation en l’adossant sur des droits de Propriété Intellectuelle.
Dans certains secteurs où les droits de PI sont peu utilisés (le parfum) on assiste à un affadissement de l’offre et au développement de comportements de suivisme à court terme.



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