L'invention de stagiaire n'appartient pas à l'entreprise d'accueil, sauf en cas de convention expresse
Les inventions d'un salarié ayant une mission inventive appartiennent à l'employeur. Cette situation a priori claire donne néanmoins lieu à un nombre croissant de contentieux. Convention Collective de la métallurgie ont été jugée illicite, portant principalement sur le montant et les modalités d'attribution de la "rémunération supplémentaire" que l'employeur est tenu de versé en cas d'invention. Souvent, elle prend la forme d'une prime d'un montant de l'ordre de 1000 euros au moment du dépôt de la demande de brevet, complété par une prime additionnel lors de l'extension internationale, indice d'une certaine importance de l'invention. Longtemps, en cas de contentieux, la rémunération supplémentaire était fixé à deux ou trois mois de salaires. Plus récemment, la rémunération supplémentaire à été fixé en prenant en compte le chiffre d'affaire généré par l'exploitation de l'invention (0,78% du CA dans l'affaire Raynaud), en application de dispositions des conventions collectives, prévoyant que la prime "prend en compte l'importance de l'invention".
En tout état de cause, ce régime ne s'applique pas aux stagiaires, qui ne sont pas assimilés à des salariés. La Cour de Cassation vient de confirmer très clairement ce principe, infirmant un arrêt surprenant de la Cour d'appel. Download CassPuechCNRS2006.doc
Pour éviter toute ambiguité, il est indispensable de conclure préalablement à l'accueil du stagiaire une convention entre l'entreprise d'accueil et le stagiaire, prévoyant que la propriété des résultats appartient à l'entreprise d'accueil qui verse en contrepartie une indemnité équivalente à la rémunération supplémentaire versée aux inventeurs salariés.














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