La viralité des licences "libres" : il est interdit d'interdire ou le principe de viralité
Fondamentalement, un droit de propriété intellectuelle confère u
n droit d'interdire.Il s'agit d'un "droit d'interdire", et bien sur pas d'une "obligation d'interdire". C'est à ce titre que le titulaire du droit peut monnayer le droit d'utiliser et tirer une contrepartie de l'autorisation qu'il accordera à un tiers, qui a envie d'exploiter l'objet du droit de PI.
L'auteur du logiciel à le droit d'interdire, et corrélativement la possibilité d'autoriser aux conditions qu'ils imposera. Pour les dévelopements incorporant du code régi par un licence GPL , l'auteur est privé de ce droit, car l'exploitation du code incorporé est indissociablement lié au respect d'une obligation formulée ainsi :
6.
Each time you redistribute the Program (or any work based on the
Program), the recipient automatically receives a license from the
original licensor to copy, distribute or modify the Program subject to
these terms and conditions. You may not impose any further
restrictions on the recipients' exercise of the rights granted herein.
You are not responsible for enforcing compliance by third parties to
this L
icense.
La conséquence est la viralité des contrats de Logiciels libres, qui implique que tous les développements s'appuyant sur du code régi par une licence GPL est lui même soumis au même contrat, et interdit à l'auteur de ces développements personnels de choisir un autre mode de valorisation.
Pas si libre que ça : c'est une version revisité du fameux slogan "il est interdit d'interdire"


A Jérome Laval: parmi tes 3 propositions, le caractère héréditaire de la licence GPL est bien sûr celui de ta première proposition.
Rédigé par:Alban | le 28 mars 2007 à 22:48
Il ne faudrait pas perdre de vue le pourquoi du comment de l'existence de la GPL : après tout, cette licence a été conçue à une époque où la guerre des Unix propriétaires faisait rage. Le fait que cette licence ait survécu si longtemps et ait pris de l'ampleur aujourd'hui témoigne d'un changement d'idéologie chez certains développeurs / utilisateurs de logiciels. Personnellement, je pense que le modèle GPL n'est pas plus restrictif que la CLUF dans le sens où il impose des limitations dans un contrat de droit d'auteur sur ce que l'on peut et ne peut pas faire. Je n'ai jamais vu de CLUF encore qui permettait d'analyser et de modifier le code source à sa guise, quelqu'en soient les limitations liées à la redistribution de ce code source modifié. Ne vaut-il donc mieux un peu de liberté qu'aucune ? Tout est quetion de positionnement personnel, et comme dans la politique, on se retrouve avec autant d'avis, parfois très extrêmes, que de "visions pour un meilleur monde"
Rédigé par:Alex Thurgood | le 15 juin 2006 à 23:59
Il ne faudrait pas perdre de vue le pourquoi du comment de l'existence de la GPL : après tout, cette licence a été conçue à une époque où la guerre des Unix propriétaires faisait rage. Le fait que cette licence ait survécu si longtemps et ait pris de l'ampleur aujourd'hui témoigne d'un changement d'idéologie chez certains développeurs / utilisateurs de logiciels. Personnellement, je pense que le modèle GPL n'est pas plus restrictif que la CLUF dans le sens où il impose des limitations dans un contrat de droit d'auteur sur ce que l'on peut et ne peut pas faire. Je n'ai jamais vu de CLUF encore qui permettait d'analyser et de modifier le code source à sa guise, quelqu'en soient les limitations liées à la redistribution de ce code source modifié. Ne vaut-il donc mieux un peu de liberté qu'aucune ? Tout est quetion de positionnement personnel, et comme dans la politique, on se retrouve avec autant d'avis, parfois très extrêmes, que de "visions pour un meilleur monde"
Rédigé par:Alex Thurgood | le 15 juin 2006 à 23:58
Tout dépend de la portée de cette "viralité" :
- que "l'interdiction d'interdire" s'applique aux modifications du kernel régi par une licence GNU est raisonnable
- que cette interdiction s'étend à des développements incorporant de manière indissociable un kernel sous GNU est une contrainte très forte mais acceptable. Mais je préfèrerais de loin payer le juste prix de ce kernel, pour ensuite décider librement de mon modèle économique pour mes propres développement
- que cette interdiction s'applique à tout développement dialoguant avec le kernel sous GNU est innacceptable et me semblerait même contraire au principe de liberté de création. J'espère que ce n'est pas l'intention des militants du libre.
Rédigé par:Jérome Laval | le 11 juin 2006 à 08:29
Pas si libre que cela? On se souvient que le sanguin Steve Ballmer, qui a pris le fauteuil de Gates à la tête de Microsoft, avait ainsi fustigé l'aspect viral de la licence GPL. Comme il n'était pas marqué par 68, il avait plutôt évoqué un "cancer". Cela dit, critiquer la viralité de la GPL est plutôt curieux. Dans le cas de Ballmer, qui refuse d'ouvrir le code de windows et des autres logiciels de la firme, cela revient à revendiquer un autre slogan: "Tout ce qui est à moi est à moi, tout ce qui est à vous est à moi". Et à critiquer la GPL interdisant, justement, cette reprivatisation...
Rédigé par:Florent Latrive | le 10 juin 2006 à 00:35