Angela Merkel, une vision claire et robuste du rôle de la propriété intellectuelle dans la mondialisation
A l'occasion d'un discours sur la Présidence allemande du G8 tenu à Davos, Angela Merkel, chancelière
allemande a évoqué l'importance qu'elle attache à la propriété intellectuelle. Ses propos tranchent par rapport aux positions souvent ambigües des candidats français à l'élection présidentielle :
"Nous nous sommes donc fixé pour but, au cours de notre présidence du
G8, de placer à nouveau à l'ordre du jour davantage de thèmes
économiques. Nous voulons augmenter les possibilités d'investissements
dans le monde et nous mobiliser pour une égalité de traitement des
investissements internationaux et domestiques. Nous voulons poursuivre
les efforts conjoints du G8 visant à éliminer les déséquilibres
mondiaux très marqués, notamment au niveau des taux de change ou de
l'approvisionnement en pétrole. Nous voulons minimiser les risques
systémiques des marchés internationaux de capitaux et accroître ainsi
la transparence. Je le dis très clairement: je vois encore beaucoup de
progrès à faire surtout au niveau des fonds spéculatifs. Nous voulons
soutenir les innovations, clé de la croissance et de la prospérité, et
faire avancer de manière considérable la protection réelle de la
propriété intellectuelle dans le monde...
La protection de la propriété intellectuelle s'érode. Il est manifeste qu'un grand nombre de solutions appliquées jusqu'à présent ne fonctionnent plus très bien ou que de nombreuses questions sont encore sans réponse.
Affronter les conséquences de la mondialisation représente donc principalement un défi intellectuel, et ce, pas uniquement pour les Européens. Au cours des deux derniers siècles, nous étions habitués, en Europe, à une vision du monde très eurocentrique. Aujourd'hui, nous constatons que l'ancienne clarté que nous ressentions a disparu. Pour reprendre encore une fois la métaphore du thème de Davos de cette année: l'équation des forces d'aujourd'hui contient bien plus de variables qu'auparavant. Cela inquiète beaucoup de monde, du moins sur le continent européen."
".


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