Peut-on devenir riche en étant un inventeur salarié ? l'exemple de Charles Simonyi, 374ème fortune américaine
Charles Simonyi, 58 ans, vient de faire parler de lui en étant l'un des premiers touristes de l'espace : il a payé 25 millions de dollars pour pouvoir prendre place das la capsule Soyouz et passer quelques jours sur la station spatiale internationale. Nouvelle yahoo
D'où vient la fortune de ce célibataire, d'origine hongroise et diplomé de Berkeley et de Stanford ? Principalement de ses contributions intellectuelles dans le domaine informatique. Salarié de Microsoft entre 1991 et 2002, il est à l'origine d'une vingtaine de brevets déposés par Microsoft, et a modélisé la grammaire des variables, selon une méthode rendant plus rapide et plus fiable le nommage des identifiants dans un programme. Il a depuis créé sa propre start-up, INTENTIONAL SOFTWARE CORP.
Cet exemple illustre la pertinence des propos du docteur Klaus Schwab, organisateur du forum économique mondial de Davos, rappelant que "Il y a eu la révolution industrielle du 19ème siècle, celle de l'essor des services et de l'informatique. Aujourd'hui, nous sommes entré dans l'ère de la créativité. Le "knowledge" devient une "commodity". Cette création de valeur par l'intelligence se paiera au prix fort. Ses auteurs seront fortement rémunérés, sachant qu'ils feront gagner mille fois plus encore à leur entreprise et à ses actionnaires".
Microsoft, société dont les seuls actifs sont immatériels, compte quatre de ses membres parmi les 400 premières fortunes américaines. En France, au delà des incantations sur l'innovation, il est important de trouver le modèle économique réaliste permettant d'associer les hommes qui sont à l'origine de l'innovation, avec un équilibre entre la rémunération de la prise de risque de l'entrerpreneur, ayant l'audace d'innover et y consacrant des investissements nécessaires, et les hommes et femmes qui contribuent à la genèse de ces innovations.


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