Qui sont les opposants à la ratification du Protocole de Londres ?
Après le Parlement qui a subi un lobbying d'une rare intensité avant l'adoption du projet de loi autorisant la ratification du Protocole de Londres, c'est au tour du Sénat qui doit adopter ce projet le 10 octobre de faire l'objet de pression allant jusqu'à des attaques ad hominem.
C'est ainsi que le sénateur Richard Yung fait l'objet d'une campagne de dénigrement, au motif qu'il aurait des intérêts (lesquels ?) à une ratification en raison de ses anciens fonctions à l'Office Européen des Brevets. Déjà lors du Parlement, un amalgame entre l'AIR LIQUIDE et le MEDEF a été faite pour tenter de discréditer le point de vue des entreprises françaises, toutes favorables à la ratification du Protocole de Londres.
Qui est à derrière cette agitation plutôt désobligeante ?
- En premier lieu, certains acteurs de la traduction, démultipliant les sites et sigles, soucieux de préserver leur activité (mais beaucoup de traducteurs ont déjà anticipé la légère baisse d'activité), ce qui est somme toute légitime. Ceux-ci restent toutefois relativement discrets, en instrumentalisant d'autres réseaux, parfois totalement inattendus et à contre-emploi
- la CGT et le journal l'Humanité
- la Foundation for a Free Information Infrastructure (on fait mieux comme raison sociale pour défendre la langue françaiseà, association prenant régulièrement des positions hostiles au droit des brevets
- l'agence de communication SOPRANO, et son directeur Gil Kressmann, spécialisée dans la communication pour le secteur agricole
- quelques députés et élus en marge de leur partie
- quelques intellectuels tels Claude Hagege, qui sont sans doute de bonne foi, mais bien éloignés des réalités de la vie d'une entreprise.
Le bruit de ce petit groupe d'influence est assourdissant, et heurte profondément les milieux intéressés, qui se sont unanimement déclarés en faveur de la ratification (CGPME, Croissance Plus, laboratoires académiques et organismes de recherche publique,...).
Sans doute certains opposants sont sincères et désintéressés. Ils négligent toutefois les risques de remettre en cause ce compromis pragmatique et favorable au maintien à long terme du français dans l'organisation européenne de la PI. La plupart des adversaires agissent de manière ambigue et il est temps que cete mauvaise querelle prenne fin, dans l'intérêt des entreprises et chercheurs français, tous fiers de leur langue et soucieux de contribuer dans les faits et pas seulement les paroles au rayonnement de la France et de sa langue.


Le Protocole de Londres est un desavantage pour les lecteurs de brevets francais, tels que les PMEs francaises. Mais apparemment, le debat sur les brevets semblent favoriser les demandeurs de brevets et pas ceux qui doivent les lire.
Alors si personne ne les lit, a quoi sert le systeme de brevets?
Rédigé par:Jean-Claude Van Espuysse | le 15 octobre 2007 à 15:20