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« Avocats-CPI : Faut-il poursuivre les discussions ? | Accueil | Que pensent nos collègues étrangers de la fusion de la profession de CPI dans celle d'avocats ? »

18 mars 2008

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Voici les sites qui parlent de Avocats et CPI peuvent-ils (veulent-ils) converger ? :

Commentaires

Chers tous,

A la suite de nos échanges d'hier, je vous confirme avoir adressé tous les documents éclairant le vote du CNB vendredi dernier à notre ami Pierre, ainsi qu'à ceux qui m'en ont directement fait la demande.

Je souhaiterais ici appeler tout particulièrement votre attention sur les modifications apportée au rapport Tuffreau 1 et 2, en séance, par Mme Brigitte Longuet, présidente de la commission Formation du CNB et que le bâtonnier Tuffreau a accepté d'intégrer.

Mme Longuet, que je viens d'avoir en ligne, est à la disposition de tous ceux qui le souhaitent pour confirmation de la stricte véracité de ce que j'écris même si, là encore, nous sommes très loin des affirmations du président Derambure dans sa lettre d'hier:

- il n’est ni possible, ni souhaitable, de prévoir une exclusivité en faveur du CEIPI de STRASBOURG car l'examen d'accès à la profession d'avocats est unitaire et organisé par tous les IEJ de France,

- il conviendra d’appliquer pour tous les avocats, et sans distinction, une période de pratique professionnelle de 4 ans pour l’acquisition du titre de spécialisation,

- le titre de spécialisation ne devrait pas être « Conseil en propriété Intellectuelle » mais, comme actuellement, « Spécialiste en propriété intellectuelle " ou, à la rigueur, pour ceux qui en feraient la demande, « Ancien CPI »,

- enfin, sur la formation, vrai pré-CAPA à l'entrée et vrai CAPA en sortie, avec des options en droit de la propriété intellectuelle.

Mme Longuet m'a assuré qu'elle veillera à ce que ces amendements de la commission formation soient respectées par les négociateurs.

Bien à vous.

M. Larere, merci pour ces precisions qui viennent eclairer un peu le double langage tres politique tenu jusqu'a present par les deux bureaux... "Keep up the good work"!

C'est intéressant le commentaire de Mme Longuet. En deux mots: aucune concession!
Ni sur l'examen, ni sur le rôle du CEIPI, ni même sur la mention de spécialité spécifique.
Zéro! Retour à la case départ. Des mois de discussions pour rien.

Un grand coup de chapeau à Pierre qui vient de mettre à disposition de tous ses lecteurs les différents documents commentés lors de l'assemblée du CNB. La convergence ne peut se construire dans l'opacité.

Merci Pierre. Amitiés, Emmanuel

Je partage le souci de Brigitte Longuet de ne pas créer de disparité entre les avocats d'une même spécialité.

La seule solution est d'adopter le même cursus pour tous, c'est-à-dire que TOUS les avocats agissant dans la filière devront avoir des diplômes techniques de niveau maîtrise ou ingénieur.

Je n'y comprend plus rien. La CNCPI écrit que l'obtention du CAPA se fera de façon simplifiée, le concours d'entrée étant pour les ingénieurs l'EQF.
Dans le rapport TUFFREAU II, je lis pourtant "l’examen du CAPA, organisé et délivré par le CRFPA, sera aménagé pour comprendre dans le cadre de matières optionnelles :
- des consultations écrites et orales sur la propriété intellectuelle,
- une épreuve orale en droit interne et communautaire sur les questions de propriété intellectuelle.
Le reste des matières et le format des épreuves seront maintenus conformément à l’arrêté du 11 septembre 2003."
Les épreuves de PI concernent donc dans l'esprit des avocats seulement les matières optionnelles...

De même, je lis dans le rapport TUFFREAU II "les CPI se sont vus opposer un refus radical à la constitution d’un collège spécifique et à la modification de la loi électorale du Conseil national des barreaux.". Comment la CNCPI peut-elle prétendre qu'il ne s'agit pas d'une intégration, qui serait contraire au projet ?

Comment dépasser la confusion actuelle, où on ne sait plus qui croire ?
Désolé de m'exprimer de manière anonyme...

Un article de la Tribune de ce jour (page 16) présente la fusion comme un fait acquis, suite aux communiqués de presse de la CNB et de la CNCPI.

Un autre ingénieur brevet en colère

Bonjour,
Bien qu'ayant déjà posté le commentaire suivant sur l'excellent blog de Laurent TEYSSEDRE (http://europeanpatentcaselaw.blogspot.com), je me permets de le poster également sur le blog de M. Breese : désolé pour ceux qui m'auraient déjà lu.

En consultant les quelques blog concernant la PI,je m’étonne qu’il n’y ai pas plus de réactions au vote du CNB. Un vote qui, en ce qui concerne la formation, va totalement à l’encontre de ce qui avait été négocié jusque là devrait pour le moins provoquer une levée de bouclier de la part des nombreux « juniors » de la profession qui ont quelques années d’expériences et qui seront les premiers pénalisés. Je ne m’attendais pas à ce que tous les CPI s’insurgent contre ce revirement à 180 ° du CNB, puisqu’ils ne sont pas concernés directement par la « formation » qu’ils s’apprêteraient à imposer à leurs collègues et aux générations futures. Je pensais tout de même qu’une majorité prendrait conscience que cette formation détournera d’une façon certaine les futurs candidats susceptibles d’épouser notre profession, et qu’ils auront à faire face dans les prochaines années à une grave pénurie en scientifiques disposés à s’initier dans le domaine de la PI. Lorsque l’on écoute M. Derambure, après avoir suivi des études d’ingénieur (BAC +5), voire un Doctorat (BAC + 8), il « suffit » durant 6 ans de passer toutes ces soirées, ces WE, ces vacances, bref de ne plus avoir de vie sociale, pour réussir les 5 examens permettant de devenir avocats : quelle perspective réjouissante.
Nous avons choisi ce métier en connaissance de cause, en sachant qu’il fallait passer l’EQF et l’EQE : ceux qui n’ont pas bénéficié des clauses grand-père, et qui ont eu à préparer l’EQE savent qu’il faut faire de nombreux sacrifices pour réussir cet examen, rares sont ceux qui le réussissent au premier passage. Les autres examens que sont le CEIPI et l’EQF peuvent aussi ne pas être réussis au premier essai. Maintenant, il s’agit de passer le pré-capa (ce qui soit dit en passant n’était pas le cas il y a un mois) et le capa, aménagés en ce qu’ils contiendraient des matières PI en option. Je rappelle à M. Derambure que le pré-capa permet de sélectionner les meilleurs juristes aptes à devenir avocats : de nombreux étudiants diplômés d’un ou plusieurs Master en droit ne réussissent jamais cet examen malgré une bonne connaissance du droit. Pensez-vous que des scientifiques ayant suivi le CEIPI, et même un CEIPI renforcé, qui travail en cabinet ou en entreprise et qui n’ont que peu de temps libre, pourraient réussir cet examen, même après 3 ou 4 passages (sans compter que le nombre de passages possibles est limité il me semble). Ainsi, pour les rares qui arriveront au bout de ce parcours du combattant, il faudra au minimum une dizaine d’année, et certainement pas 6 ans. Ce que propose la CNB, avec l’appui de M. Derambure dont on ne sait plus très bien s’il fait parti du CNB ou de la CNCPI, est une formation destinée à éliminer 99% des ingénieurs brevets qui ne sont pas encore CPI, qui deviendront alors des subalternes sans statut condamnés à exécuter leur tache dans l’ombre de l’avocat. Les futures générations de scientifiques ne se rueront certainement pas pour intégrer une telle profession : s’ils décident de quitter les sciences, ils se dirigeront vers de MBA managment HEC ou ESSEC qui ne leur demandera qu’une année de sacrifice pour intégrer un poste doté d’un salaire tout à fait comparable au notre qui n’exigera certainement pas de passer encore 10 ans d’études.
Cependant, puisque M. Derambure représente la profession, qu’il n’a bien entendu aucun intérêt personnel dans cette absorption, que ses décisions sont certainement prises dans l’intérêt de la profession et que nous autres ne comprenons pas les tenants et les aboutissants de l’affaire, je souhaite aller dans son sens et adhérer pleinement aux exigences de la commission formation du CNB : je propose donc qu’il n’y ai pas de période transitoire, pas de clause grand-père non plus, et de rendre obligatoire la passage du pré-capa et du capa à toutes les personnes voulant exercer en PI, qu’elles soient ou non CPI au moment de l’absorption. De cette manière les quelques centaines de personnes travaillant en PI en France (ingénieurs brevet, juristes, CPI et mandataires) seront sur un point d’égalité, et les avocats pourront se réjouir encore davantage.

Bonjour,

Je partage totalement le point de vue développé par "Un autre ingénieur brevet en colère".
Effectivement, je ne suis pas encore CPI et je suis donc très concerné par l'évolution d'accès à la formation.

Vous vous étonnez qu'il n'y ai pas plus de réactions. Personellement, cela ne m'étonne pas plus que cela.

Les non-CPI ne voteront pas lors de l'assemblée générale même si ce sont eux qui subiront de plein fouet les effets de la fusion. Il nous est éventuellement possible de nous défouler en rédigeant quelques commentaires rageurs sur un quelconque blog. Néanmoins notre influence est proche de zéro.

Nous en sommes donc réduits à compter les étages et jusqu'ici tout va bien...

Ne croyez pas, chez 14h13, que le revirement à 180° du CNB soit accepté par les CPI. Avant-hier, lors de la réunion du Conseil Consultaitf de la CNCPI, François Pochard et Virgine Zancan sont intervenus vigoureusement pour dénoncer cet état de fait dont tout le monde a saisi l'importance.

Tous les CPI sont intéressés par les condition d'accès à la profession, car elles conditionnent la possiblité pour la profession de recruter.

Mon sentiment est que, si le CNB est revenu en arrière sur des points négociés , c'est pour beaucoup en raison des motions hostiles à la fusion sous la forme proposée qui se sont multipliées ces temps derniers chez les Avocats. Vous savez qu'un moyen de déguiser un refus est de le présenter sous la forme d'un accord qui pose des conditions dont on sait que l'autre partie ne peut les accepter

Ce n'est qu'en abandonnant des points que nous pensions acquis,le plus important concernant les conditions d'entrée au CRFPA, que les représentants du CNB ont évité le REJET PUR ET SIMPLE de leur texte par l'AG du CNB. Notons que quasiment tous les élus ordinaux parisiens ont voté contre la fusion.

N'écoutez pas les sirènes des représentants du CNB et de la CNCPI: ni l'un ni l'autre n'ont le pouvoir de faire revenir les élus du CNB sur les nouvelles exigences qui ont été introduites.

Voilà le piège de l'AG de la CNCPI du 4 avril: que le président de la CNCPI fasse voter (à quelle majorité d'ailleurs,, le problème n'est pas résolu et M. Derambure a refusé de répondre sur ce point au Conseil consultatif) un texte en faveur de la fusion avec des modalités différentes de celles votées par le CNB pour arracher un accord de principe qui conduira à une fusion inévitable à des conditions que nous ne maîtriserons plus, puisque le CNB disposera alors d'un poids politique important pour imposer ses exigences.

Bravo à l'auteur du poste précédent!

Je suis étudiant d'une Grande Ecole, intéressé par le secteur des CPI, bien que n'ayant pas choisi ma voie. Je suis l'actualité complexe de la fusion sur ce blog et d'autres.
J'espère que le message de cet "ingénieur en colère" sera entendu par M. Breese, qui a longtemps semblé acquis au principe de la fusion, mais dont j'espère qu'il est conscient que les avocats se moquent du monde.
Voyant tout cela de l'extérieur, j'ai franchement du mal à comprendre comment un accord, ou même un rapprochement des CPI vers ce projet du CNB peut être ne serait-ce qu'envisagé.

Faites un sondage dans les Grandes Ecoles pour connaitre le nombre d'étudiants prêts à suivre ce brillant cursus: ZERO. Pléiades de métiers tout aussi stimulants intellectuellement et bien plus rémunérateurs sont à la portée de ces étudiants après 5 ans d'études. Comme le disait le précédent posteur, l'intérêt pour le secteur de la PI peut conduire à faire des sacrifices, mais il faut de la mesure en toute chose!
Si M. Breese ou certains de ses homologues hésitent, qu'ils suivent donc mon conseil: organisez une conférence dans une Grande Ecole, allez sur les "forums" rencontrez les élèves, parlez-leur des 11 ans d'étude, et regardez leur tête...vous ne serez pas déçus: au mieux de la consternation, au pire une hilarité totale.
Il ne s'agit pas de manque de courage, simplement de réagir à l'absurdité d'une proposition de cursus apparemment unique au monde et totalement disproportionnée.

En évoquant, "l'auteur du poste précédent" à plusieurs reprises, je voulais parler de "Junior", qui est à présent trois posts plus bas...

Merci à Nouvouzil de nous informer de cette réunion du CNCPI...
Effectivement, comme vous dites, les conditions outrancières du CNB rappellent la stratégie "Ca passe ou ça casse". Au pire, elles rendent impossibles une fusion dont au fond ils ne veulent pas vraiment. Au mieux, le CNCPI tombe bêtement dans la gueule du loup et les avocats récupèrent une manne inespérée pratiquement sans concession...

Bonjour à tous,

Petit billet d'humeur d'un ingénieur-brevet (aussi très en colère !) qui suit avec le plus grand intérêt ce dossier de la "fusion CPI-Avocats" dès lors, qu'à tout le moins, c'est un peu de notre et de mon avenir dont il s'agit ...

Il se trouve que je ne suis pas CPI (pas encore mais bon pour espérer le devenir il faudrait déjà qu'un examen soit organisé ... serait-ce une arlésienne ?!), ce qui fait de moi un NON-votant en puissance ...

Et voilà que grâce à cet "excellent" article parue dans la tribune de ce jour, je ne sais plus - mandataire EP que je suis - si je peux espérer être bientôt un NON-avocat ! tient les NON-qqchose ça me rappelle du Desproges ça ... peut-on rire de tout se demandait d'ailleurs l'humoriste ... rien n'est moins sur.

Pour l'heure je suis consterné à l'idée de penser au probable sabordage des CPI ... quelle légitimité les statuts de la CNCPI donnent-ils au capitaine Derambure et consorts pour saborder le navire ?! consterné car sous l'apparente mascarade démocratique qui leur fait croire qu'ils y sont autorisés, on oublie sans doute que dans la soute du navire il y a foule ... une armée de non-votants comme tous ces ingénieurs brevets ou juristes non-CPI exerçant en cabinet ou en industrie, voir aussi les personnes qualifiées qui ont pour seul tort d'exercer actuellement dans l'industrie, etc.

Une idée = je propose à cette foule de non-votants de se présenter à l'AG de la CNCPI du 04 ... pas certain que nous soyons moins nombreux ... en cette occasion laissez tomber la cravate pour une corde de pendu ...

Allez c'est bientôt Paques, je vais aller me refaire un moral à grand renfort de chocolat !!!


Chers CPI,

Je suis un avocat spécialisé en propriété intellectuelle et n'ai rien contre le rapprochement de nos deux (belles) professions.

Mais, il ne me viendrait jamais à l'idée de déposer un brevet ou de gérer un portefeuille de marques.

Mon travail consiste à rendre la position technique celui ou celle que je représente la plus simple et la plus claire possible : je suis l'interface entre le monde technique de mon client et un magistrat qui statue en droit.

Cela n'a l'air de rien, mais c'est en soi une spécialité.

L'interprossionnalité pourtant prévue par les textes et qui existe déjà peu ou prou dans les faits n'a pas les faveurs politiques de notre représentation nationale;

Ne constituerait-elle pourtant une alternative crédible et au demeurant voulue par votre (belle) profession ?

je vous embrasse.

@ Pr Shadoko

Comme toi, je suis mandataire EP mais pas CPI.
Et à ce rythme je ne risque pas le devenir...
Il serait bien si Derambure trouvait aussi le temps de faire des pressions sur Battistelli pour qu'il organise l'examen.
Mais comme ça ne lui rapporte rien, il s'en f... royalement.

Bon les cloches sont pas encore passées, tant pis pour le chocolat ... alors une remarque suite à celle de "Jon" ... tactique ou stratégie ?

On trouve souvent les deux mots, avec un sens qui n'est pas exactement identique : une STRATEGIE est faite pour gagner la guerre (dans le cas présent elle est assurément à porter au crédit de la CNB), une TACTIQUE, pour gagner une bataille (accordons là sans conteste au bureau de la CNCPI).

Ainsi, la tactique est souvent dévalorisée car elle évoque une réponse au coup par coup, sans grand dessein. Surtout quand on l'utilise, au sens figuré, dans un autre domaine que la guerre, notamment en politique, ou dans n'importe quelle situation de conquête ou de conservation d'un pouvoir (une commission institutionnelle "PI" à la CNB ?).
La tactique fait donc penser à une manœuvre,
avec l'idée qu'elle est assuremment à courte vue (régime transitoire permettant aux CPI de devenir de facto avocaillon ...).

La stratégie, c'est bien autre chose.
Contrairement à la tactique dont l'enjeu est local et limité dans le temps (gagner une bataille), la stratégie a un objectif global et à plus long terme (gagner la guerre = intégrer les CPI à leurs conditions !!!).

Oups ... dans ma dernière parenthèse il faut bien entendu comprendre s'agissant de l'intégration des CPI = aux conditions imposées par les avocats !!!

Courage ingénieur en colère et mandataire, attendons de voir et laissons le processus se poursuivre ... il sera bien temps ensuite de créer l'association des spécialistes en PI, l'association française des mandataires européens etc.

Cher Pr. Shadoko,

Votre analyse comparée Stratégie vs Tactique est très pertinente, et il est vrai que le CNB a une stratégie claire. Mais celle-ci n'a rien à voir avec une "guerre anti-cpi".

En effet, le CNB et son président ne perçoivent l'intégration des cpi que comme une étape préalable et nécessaire pour, comme je l'ai écrit dans un post précédent en citant expressis verbis le bâtonnier Iweins, "bouffer" les notaires, les avoués, etc, bref toutes les autres professions du droit.

Leur grand dessein est ce qu'ils appellent LA grande profession du droit. Tous avocats! comme aux Etats-Unis où, pour pratiquer le droit en entreprises comme en cabinets, en matière sociale comme pour déposer un brevet, il FAUT être pleinement avocats.

Vous observerez d'ailleurs que le communiqué diffusé par le CNB au lendemain du vote le dit très clairement :

"Cette unification constituera le premier pas depuis 1991 vers la constitution d’une grande profession du droit".

La tactique de la CNCPI est certainement toute aussi brillante, même si je vous avoue qu'elle m'échappe un peu...

A cet égard, sachez qu'en cas de fusion, le président de la CNCPI deviendrait sans doute membre de droit et "à vie" du Conseil de l'ordre de Paris, voire du bureau du CNB. En effet, le "Président" Hollande - ancien président de la compagnie des conseils juridiques en 1991- est "Président" à vie (puisque il était le dernier à porter ce titre ) et il a "rang" protocolaire d'ancien Bâtonnier, avec toutes les charges et privilèges attachés à cette fonction, délégation du Bâtonnier, (sous-main de couleur rouge au conseil de l'ordre de Paris...), Présidence d'une formation de jugement du Conseil de Discipline, etc.

Il en sera(it?) donc de même du "Président" Derambure.

Sic transit gloria...

Lorsque l'on constate le fossé existant entre la position du CNB et la présentation qui en est faite par M. Derambure, il y a comme une sorte de malaise....

Dans de telles conditions, M. Derambure peut il continuer à bénéficier de la confiance des CPI?

Quelle est la perception des intervenants CPI sur ce forum?

Moi je reste un non-CPI, non-votant donc non-influent...

J'espère sincèrement que les intentions de M. Derambure ne sont pas aussi "bassement matérielles" que suggérées par certains...
Dans le doute, pourquoi ne pas subtilement montrer que dans ce cas nous ne serions pas dupes: une lettre ouverte communiquée à la presse, peut-être?...


D’accord avec avocat qui vous veut du bien !

Souvenez vous, c’était il n’y a pas si longtemps : le 6 septembre 2007, les CPI prenaient une résolution dont la première partie disait :

« (…)
- réaffirme son attachement au rapprochement avec les avocats par la voie de l’interprofessionnalité et appelle les pouvoirs publics et les avocats à poursuivre prioritairement dans cette voie ;
- n’exclut en tant que besoin (…)

On sait la suite qui a été donnée par la Compagnie et surtout par sa commission rapprochement (depuis débaptisée commission unification, comme ça c’est plus clair) laquelle s’est empressée de faire oublier la première partie de la résolution et d’enterrer les travaux des uns et des autres sur le sujet ….

En avant à toute vapeur et pression maximum (moi aussi, j’essaye de parler technique dans un langage simple), prochain arrêt la fusion, qu’on nous a dit !

Quelques tours de roues de chemin de fer plus loin, force est malheureusement de constater que les rails posés par la CNCPI ne sont pas en face de ceux posés par le CNB : on l’a vu (merci Pierre et Emmanuel…), les conditions de formation envisagées d’un côté et de l’autre sont loin d’être les mêmes ; les titres et les spécialités envisagées non plus ; sans parler de la disparition pure et simple de la Compagnie, qui deviendrait une simple commission, sans pouvoir de représentation, sans budget et sans autonomie.

Bref, après un périple de plusieurs mois de discussions et beaucoup de secousses, nombre de CPI et d’avocats spécialisés se réveillent aujourd’hui avec le sentiment d’être –chacun de leur côté - dans des trains fantômes lancés à grande vitesse dont ils s’aperçoivent qu’il ne vont nulle part, si ce n’est vers un grand déraillage. Attention à la chute finale, tout cela laissera des traces….

A moins…. qu’avocats comme CPI prennent rapidement chacun un aiguillage de sortie et se retrouvent ensemble sur une voie plus raisonnable : celle de l’interprofessionnalité souhaitée au départ par la plupart des CPI, aujourd’hui appelée par certains avocats spécialisés, et surtout – contrairement à ce que d’aucuns avaient cherché à faire croire - seule solution véritablement viable qui aurait le soutien de la Chancellerie (c.f. communiqués APEB).

Bref ami avocats qui nous veux du bien, puisque tu nous kifs et que c’est réciproque (mais dans le respect de nos différences, bien sûr….), pourquoi ne prendrions nous pas cet autre train ensemble….

Merci, cher CPI, pour la clairvoyance de votre analyse et surtout parce que vous avez dit le mot le plus important de ce débat : le mot respect.

Ceux qui prétendent décider d'une union heureuses ne réussissent qu'à nous dresser les uns contre les autres.

Vous avez dit respect ?

je vous embrasse.

Chers tous,

Voici le dernier communiqué de barreau de Paris, publié dans le Bulletin n°12 daté du 25 mars mais disponible en ligne.

" Conseil en propriété industrielle (suite)

Lors de sa séance du 11 mars, le conseil de l’Ordre avait posé des
conditions techniques très précises « pour pouvoir avancer sur la voie de
l’intégration ». Le Conseil National des Barreaux a délibéré le 14 mars.
Les communiqués de presse publiés à la suite de l’assemblée du CNB du 14 mars, tant par les services du CNB que par le président de la CNCPI ne reflètent pas très exactement la motion qui a été adoptée à la majorité du CNB. En voici les termes exacts :

« Le Conseil National des Barreaux, réuni en assemblée générale le vendredi
14 mars 2008, adopte les principes et les lignes directrices des rapports déposés par Philippe Tuffreau tendant à l’unification des professions d’avocat et de conseil en propriété industrielle. Donne mandat au bureau de poursuivre
les discussions avec la CNCPI au cours desquelles il sera tenu compte des
observations formulées par l’assemblée. Le bureau rendra compte de l’évolution
de ces discussions à l’assemblée ».

M. le Bâtonnier Paul-Albert Iweins a assuré au bâtonnier et au conseil que cette rédaction qui a été retenue à la suite d’un long débat au sein du CNB, doit contrairement à ce qu’indiquent les communiqués de presse, permettre une discussion technique au cours de laquelle les questions qui ont été soulevés par le barreau de Paris mais également par d’autres barreaux, devront être
réglées. "

Ceci confirme bien ce que j'ai déjà écrit à plusieurs reprises, et ce que Pierre a très bien analysé dans son dernier article: les versions du projet sur lesquelles les deux professions se prononcent ne sont jamais les mêmes.

Le bureau du CNB déforme d'abord les souhaits des CPI pour ne pas effrayer les avocats, puis le bureau de la CNCPI, avec la complicité de notre excellent confrère Feltesse (membre du CNB et avocat de la CNCPI, sans commentaire...), travestit les débats du CNB et les positions exprimées au cours de l'assemblée pour tromper les CPI et emporter leur conviction.

D'où le vif étonnement du Bâtonnier de Paris dans le Bulletin, et la réponse embarrassée du président Iweins.

Sommes nous manipulés ? Voici un petit test décapant pour mieux comprendre nos instances dirigeantes...

TEST : Comment reconnaître un manipulateur ?
Il faut au moins une dizaine de caractéristiques du test ci-dessous pour démasquer un manipulateur:
1 - Il culpabilise les autres, au nom du lien familial, de l'amitié, de l'amour, de la conscience professionnelle, etc...
2 - Il reporte sa responsabilité sur les autres ou se démet de ses propres responsabilités.
3 - Il ne communique pas clairement ses demandes, ses besoins, ses sentiments et ses opinions.
4 - Il répond très souvent de façon floue.
5 - Il change ses opinions, ses comportements, ses sentiments selon les personnes ou les situations.
6 - Il invoque des raisons logiques pour déguiser ses demandes.
7 - Il fait croire aux autres qu'ils doivent être parfaits, qu'ils ne doivent jamais changer d'avis, qu'ils doivent tout savoir et répondre immédiatement aux demandes et aux questions.
8 - Il met en doute les qualités, la compétence, la personnalité des autres: il critique sans en avoir l'air, dévalorise et juge.
9 - Il fait faire ses messages par autrui ou par des intermédiaires (téléphone au lieu du face à face, laisse des notes écrites).
10 - Il sème la zizanie et crée la suspicion, divise pour mieux règner et peut provoquer la rupture d'un couple.
11 - Il sait se placer en victime pour qu'on le plaigne (maladie exagérée, entourage "difficile", surcharde de travail, etc...)
12 - Il ignore les demandes (même s'il dit s'en occuper).
13 - Il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins (notions d'humanité, de charité, de racisme, "bonne" ou "mauvaise" mère, etc).
14 - Il menace de façon déguisée ou fait un chantage ouvert.
15 - Il change carrément de sujet au cours d'une conversation.
16 - Il évite ou s'échappe de l'entretien, de la réunion.
17 - Il mise sur l'ignorance des autres et fait croire à sa supériorité.
18 - Il ment.
19 - Il prêche le faux pour savoir le vrai, déforme et interprète.
20 - Il est égocentrique.
21 - Il peut être jaloux même s'il est un parent ou un conjoint.
22 - Il ne supporte pas la critique et nie les évidences.
23 - Il ne tient pas compte des droits, des besoins et des désirs des autres.
24 - Il utilise très souvent le dernier moment pour demander, ordonner ou faire agir autrui.
25 - Son discourt paraît logique ou cohérent alors que ses attitudes, ses actes ou son mode de vie répondent au schéma opposé.
26 - Il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux ou se met soudain aux petits soins pour nous.
27 - Il produit un état de malaise ou de sentiment de non-liberté (piège).
28 - Il est parfaitement efficace pour atteindre ses propres buts mais aux dépens d'autrui.
29 - Il nous fait faire des choses que nous n'aurions probablement pas faites de notre propre gré.
30 - Il est constamment l'objet de discussions entre gens qui le connaissent, même s'il n'est pas là.

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