CPI : une profession mal-aimée des pouvoirs publics ?
L'examen de qualification français (EQF) repoussé aux calendes grecques
Sésame pour accéder au titre de conseil en propriété industrielle, l'examen de qualification français (EQF) est sans cesse repoussé.
Annoncé initialement en juin 2007, puis en septembre 2007, puis prévu pour 2007, l'INPI laisse entendre que la prochaine session sera "normalement" organisée à la mi-octobre. Normalement!
Alors que des jeunes ingénieurs motivés sont sur le "starting bloc" depuis des mois, voici une nouvelle déconvenue infligée par les pouvoirs publics. C'est bien volontiers que je m'associe à leur supplique de voir cette situation se régulariser. J'admire la motivation et le courage, notamment de plusieurs collaborateurs, pour concilier une activité professionnelle intense avec une période de formation soutenue, et partage leur amertume devant ces reports incompréhensible de l'EQF.
Certains ne sont pas loin d'y voir une mesure de rétorsion à la suite des positions dilatoires que la CNCPI avait adopté pour freiner l'entrée en vigueur du Protocole de Londres. Si c'est le cas, c'est particulièrement injuste de faire subir à ceux qui ne sont pas encore CPI un mouvement d'humeur.
Monsieur le directeur de l'INPI, Monsieur le Président du CSPI, mettez fin à ces tergiversations empêchant les jeunes professionnels d'enrichir une profession qui a bien besoin de sang neuf. Que tout ceux qui ont une quelconque influence (professionnels de la PI, membres du CSPI, DGE, ...) alertent l'INPI sur l'importance de tenir sans tarder la prochaine session de l'examen de qualification brevets.
Un parallèle saisissant avec les professionnels de la traduction-brevets
Alors que la CNCPI s'est enfermée jusqu'au dernier moment dans une attitude d'opposition, qui a finalement échoué, les représentants des traducteurs de brevets ont su négocier avec les pouvoirs publics des mesures compensatoires au "sacrifice" consenti par ces derniers à l'intérêt public.
Le ministre du travail vient d'indiquer dans une réponse ministérielle du 25 mars 2008 (JOAN Q. n°13656) que pour compenser partiellement leur baisse d'activité, les traducteurs de brevets pourront traduire des normes en français à la demande des bureaux de normalisation (soit près de 60.000 pages à traduire pour la seule année 2008).
Dans le domaine de la veille technologique, l'Institut européen entreprise et propriété industrielle (IEEPI) organise des sessions de formation spécifiques.
En outre, pour améliorer la visibilité des traducteurs de brevets, une liste de ces traducteurs avec leurs langues sources et cibles sera prochainement publiée sur le site internet de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI).
Enfin, le ministre assure que les difficultés individuelles rencontrées par les traducteurs de brevets feront l'objet, lorsqu'ils en feront la demande, d'une étude au cas par cas par les URSSAF, les services fiscaux et les trésoreries, afin de trouver un accord d'étalement ou de report en paiement.
Les CPI ont laissé passer l'occasion de moderniser leur métier
Les pouvoirs publics étaient prêt à examiner des mesures similaires pour compenser la baisse d'activité des CPI telles que :
- la cosignature par un CPI des "tests de dépreciation des droits de PI" prévus par les normes IFRS IAS36 et38; cela aurait permis aux CPI d'être plus impliqués dans l'audit de la qualité et de la valeur des brevets et des marques
- le droit de coplaider en matière de droits de PI
- l'extension du périmètre de la profession réglementée au droit de la concurrence et droit d'auteur.
A présent, faisons au moins le possible pour permettre à la profession d'acceuillir dans des conditions normales les jeunes qui s'y sont préparés.
Revenons aux fondamentaux plutôt que nous diviser dans des discussions corporatistes dont ni nos clients ni nos partenaires ne veulent
Ne serait-il pas raisonnable de fixer un moratoire sur la question de l'absorption du métier de CPI par la profession d'avocat ? Admettons que les efforts louables des représentants du CNB et de la CNCPI conduisent à une impasse, et que l'urgence est de recréer une cohésion entre l'ensemble des acteurs français de la PI.
Ne nous faisons pas d'illusions sur l'image que se ferait nos confrères étrangers d'une telle évolution. Je livre un message reçu d'un confrère allemand qui est représentatif de l'opinion de nos confrères européens :
"Je suis vos publications sur votre blog avec grand intérêt, en particulier en ce moment avec l'évolution du projet de fusion CPI-avocat. Vu d'Allemagne, le projet paraît un peu étrange, dois-je dire. J'en ai parlé avec mon chef, qui est Patentanwalt et mandataire européen, et il ne voit aucun avantage dans ce projet. Quand je lui ai dit qu'une des motivations du projet était d'augmenter la compétitivité de la France sur le plan de la PI en Europe, il était quelque peu sceptique..."
En m'exprimant ainsi, ce n'est par "crainte" (je pense avoir fait la preuve de ma capacité d'adaptation),mais par la volonté de préserver un métier passionnant et utile, qui risque d'être durablement affaibli en France si le projet adopté par le CNB devait s'imposer aux CPI.


Vous reprohez à l'INPI d'avoir tardé à organiser la prochaine session de l'EQF. Mais il faut savoir que la CNCPI n'a communiqué à l'INPI la liste des membres du jury que le 15 février 2008 alors que l'INPI a demandé cette liste depuis novembre dernier. Il n'était pas possible à l'INPI de fixer une date d'examen avant d'avoir reçu cette liste, ce qui reporte au mois d'octobre 2008.
Que la CNCPI ne reproche pas à l'INPI ce qui relève de son propre disfonctionnement. Qu'elle ait l'honneteté de ne pas faire semblant de soutenir les postulants à l'EQF alors que ses agissements sont contraires aux propos patelins qu'elle tient.
Rédigé par:EQF, les raisons du retard | le 10 avril 2008 à 16:10
Merci de rappeler fort justement que le vote favorable des CPI à une absorption par les avocats se fera sans aucune garantie ...
S'agissant des machiavéliques et des requins ... vous n'êtes pas très charitable mais il existe des raisons de penser que vous pourriez être dans le juste ... je me permets pour l'anecdote d'exhumer ci-après un mail du bâtonnier Tuffreau qui avait été porté à notre connaissance sur ce blog (le 13 mars 2008 - 16h53)
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Vous trouverez ci-dessous la conclusion d'un mail que le bâtonnier Tuffreau vient d'envoyer (ce jour à 8h42) à tous les membres du CNB:
"...Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour indiquer qu’à l’occasion des rencontres que j’ai nourries avec les avocats spécialistes de ma région, il a été convenu de tirer parti de cette unification pour constituer un pôle régional au sein duquel seraient mutualisés les moyens nous permettant d’offrir à nos clientèles respectives le full service dont parlait le Directeur des Affaires Civiles et du Sceau.
Ainsi, si l’unification se fait, nous engagerons à compte commun dans des structures constituées à cet effet, un ou plusieurs avocats « conseils en PI » mention brevets et capable de répondre aux attentes des clients de nos cabinets sans que la charge soit trop lourde pour les cabinets individuels que nous sommes...
Bien amicalement.
PH. TUFFREAU "
Voilà la réalité de ce que pense le plus fervent partisan de la fusion côté avocats...
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Sans autres commentaires ...
Rédigé par: | le 08 avril 2008 à 11:33
COmme l'on fait remarquer MM BREESE et MAILLARD, en dernier ressort, ce sera le Parlement qui décidera des modalités de disparition de votre profession.
Et comptez sur tous les lobbyistes pour alerter les parlementaires sur l'importance de conserver une "grande profession du droit" de qualité, avec un haut niveau de compétence et professionnalisme, et qu'en conséquence le principe de "clauses de grand-père" devra être écarté.
Les promesses n'engageront que ce qui y auront cru ! et qui seront cocus...
Mais laissez vous leurrer par vos instances professionnelles, au moins cela permettra de redistribuer les cartes. Est ce que les avocats ont été assez machiavéliques pour engager une telle manoeuvre ? C'est bien possible, lorsque l'on voit quels requins animent les instances représentatives des avocats.
Rédigé par:Rira bien qui rira le dernier | le 07 avril 2008 à 18:43
Je suis parfaitement d'accord avec vous : on devrait parler d'absorption ou de dilution. Mais "fusion" c'est moins long à écrire et c'est le terme employé par tout le monde.
En outre, avec la passerelle, tout CPI juriste peut devenir avocat du jour au lendemain (moyennant 5 ans d'expérience). Pas besoin de fusion pour cela. ALors si vous êtes tenté(e).
Le problème dans cette histoire, c'est que beaucoup de juristes (et certains ingénieurs) voudraient passer avocat, mais seulement si tous le monde passe avocat et que personne ne restent CPI. Cela a clairement été dit lors de la dernière AG.
C'est bizzare, ils craignent la concurrence des CPI. C'est peut être l'aveux de leur part que le CPI sont plus forts à l'écart des avocats que noyés parmi eux.
Rédigé par: | le 07 avril 2008 à 17:07
Arrêtez de parler de "fusion" : c'est de la désinformation. Ayez le courage de parler de "disparition de la profession de CPI". Et je vous rappelle que la disparition doit réunir 2/3 des CPI.
Je regrette que le bureau n'assume pas ses responsabilités de respect des statuts et de présentation loyale de sa proposition : il faut un sacré culot pour écrire aux CPI qu'il "ne s'agit en aucune façon d'un intégration qui serait contraire au projet".
Et je suis CPI marque, parfaitement consciente que notre dilution dans la profession d'avocat serait très préjudiciable, même si je conviens qu'il est tentant de bénéficier sans efforts du titre et du statut d'avocat.
Rédigé par:Fusion ? non : disparition | le 07 avril 2008 à 16:21
Rassembler c'est bien, mais, dans un premier temps, il faut commencer par rejeter la fusion qui nous est proposée.
Malgré la grogne croissante, il me semble que les CPI pro-fusion restent plus nombreux que ceux qui sont contre.
Notez qu'il y a plus de CPI juristes que de CPI ingénieurs, les premiers étant plus demandeurs de la fusion que les seconds.
Rédigé par: | le 07 avril 2008 à 15:52
Monsieur Maillard, ne pensez pas que les non-CPI sont seuls hostiles au projet d'absorption des CPI par la Profession d'avocats.
Nombre CPI étaient dès l'origine hostile à une telle perspective (revoyez la liste "NON A LA FUSION") et un nombre croissant de CPI initialement indifférents ou favorables à la fusion (voyez l'exemple de Monsieur BREESE) ont révisé leur position, vue l'impossibilité de régler la question de la formation et de l'accès futur à la profession de manière satisfaisante à la fois pour les avocats et pour les CPI.
Il est maintenant temps de rassembler et non plus de diviser : rassembler les jeunes de la profession et les "grands-pères ", les ingénieurs et les juristes marques, rassembler les avocats et les CPI, les CPI et les pouvoirs publics, les CPI et leurs clients.
Et je souscris pleinement aux propos de Monsieur BREESE, concernant un rassemblement sur le coeur de nos activités, à savoir la PI, plutôt que sur de nouvelles discussions nombrilistes. Il est trop tôt pour rouvrir un dossier sur l'interprofessionnalité. Privilégions des actions fédératrices centrées sur la PI et sa place dans le développement économique.
Rédigé par:CPI "craintif" | le 07 avril 2008 à 14:56
Le communiqué de la CNCPI relatif à l’EQF ne me semble pas indépendant du débat sur la fusion avec les avocats.
En effet, la CNCPI a considéré, je pense, que la fusion était inéluctable et qu’il valait mieux ne pas s’y opposer afin que les CPI participent aux négociations. C’était d’ailleurs le sens de la résolution du 6 septembre 2007 selon laquelle, alors que la majorité des CPI s’était prononcée en faveur de l’interprofessionnalité, la CNCPI « n’excluait pas, en tant que de besoin » l’unification avec les avocats.
L’idée, certes louable, de la CNCPI, était alors peut-être de faire profiter des mesures transitoires, et notamment de la fameuse clause de « grand-père », à un maximum de personnes.
Pour ce faire, elle nous annonce donc dans ledit communiqué, des examens en 2008, et même en 2009.
On comprend la manœuvre, qui correspond à une réponse aux inquiétudes des non-CPI qui craignent de devoir subir le parcours du combattant prévu dans le dernier rapport TUFFREAU 2.
Ainsi, aux non-CPI actuels qui commencent à être gênants et à faire trop de bruit dans la profession, la CNCPI semble répondre par « n’ayez pas peur, vous aussi vous pourrez devenir CPI et donc bénéficier du Graal que constitue la clause de grand-père ». C’est d’ailleurs ce type discours qui risque d’être tenu en cas de consultation des non-CPI lors de la réunion annoncée par la CNCPI.
Mais cette réponse n’est pas satisfaisante.
Elle n’est pas satisfaisante d’abord pour des raisons organiques puisque ce n’est pas la CNCPI qui est chargée de l’organisation de l’examen, mais bien l’INPI en vertu de l’article 3 de l’arrêté du 23 septembre 2004 pris en application de l’article R. 421-6 CPI. Le blocage actuel de l’examen EQF 2007 (!) est d’ailleurs le signe qu’il est difficile pour la CNCPI de forcer la main à l’INPI pour l’organisation de l’examen.
Mais surtout, cette réponse n’est pas satisfaisante parce qu’une réforme ne peut pas se justifier uniquement par ses mesures transitoires.
Les CPI actuels doivent au contraire pleinement s’interroger sur la teneur des conditions d’accès à la profession envisagées dans les propositions actuelles du CNB et de la CNCPI.
Une telle interrogation pourrait d’ailleurs être utile afin d’éviter des déceptions si, au détour d’un amendement parlementaire déposé sous la pression des avocats et voté tard le soir, la clause de grand-père devait être supprimée !
Cet effet d’annonce d’examens en 2008, voire également en 2009, ne doit donc pas suffire à répondre aux graves insuffisances des projets de réforme actuels et les non-CPI doivent continuer la lutte pour faire échec à la fusion, même en sachant qu’ils pourront, peut-être, bénéficier des mesures transitoires.
Comment les non-CPI ou les CPI opposés à la fusion peuvent alors se faire entendre ?
Au titre des droits et libertés fondamentaux figurent bien sûr les libertés d’expression et de pensée et chacun peut fournir son point de vue dans ce débat, dans les limites de l’abus.
Je rappelle en outre que le droit de grève est un droit fondamental.
Renaud MAILLARD
Rédigé par:Renaud MAILLARD | le 07 avril 2008 à 11:56
Merci à Pierre BREESE pour ces informations.
@ P. BREESE : Pourriez-vous confirmer svp que ces dates (écrits + oraux) concernent exclusivement l'EQF au sens de l'art. R 421-1, soit l'examen EQF "classique" ...
En effet, qu'en est-il alors de l'organisation d'une session pour la mise en oeuvre des nouvelles dispositions = art R 421-1-1 et R 421-1-2 relatives à la "validation des acquis professionnels" (à partir de 8 ans) et qui ont été introduites par le decret N°2007-731 du 7 mai 2007 + son arrêté d'application du 07/01/2008 - JO 06/02/08 ?
Les textes précités prévoient :
a) Art R 421-1-2 que le jury déterminé par l'art R 421-6 (soit le mm que pour EQF) CONTROLE la réalité et le contenu de la pratique professionnelle ainsi que leur connaissance des règles déontologiques ...
b) l'arrêté du 07/01/2008 précisant encore que "Le jury vérifie lors d'un ENTRETIEN ORAL l'appréhension par le candidat ..."
Faut-il comprendre que cet "entretien oral" de contrôle par le Jury sera effectué en même temps que les épreuves orales de l'EQF en décembre 2008 alors que le courrier de la CNCPI relatif à l'EQF évoquait la tenue d'une session avec cet entretien oral ("tour extérieur") en octobre 2008 soit entre les épreuves écrites et orales de l'EQF !?
Merci à Pierre Breeese ou à ceux qui apporteront des réponses à mes questions ?!?
Rédigé par: | le 07 avril 2008 à 11:47
A propos d'un sondage des non-CPI:
Wavier Demulsant est membre du Bureau et a indiqué dans sa profession de foi ("programme") qu'il souhaitait être un lien entre les jeunes CPI et les anciens.
Pourquoi ne pas l'interpeler au sujet d'un possible sondage des non-CPI?
A propos des conditions d'accès à la profession d'avocat :
Depuis le début, M. Derambure recule devant les avocats, et accepte toutes leurs conditions.
Pourquoi n'accepterait-il pas que seuls les CPIs ayant 5 ans d'expérience et une maîtrise de droit passent avocat?
D'autant plus qu'il a une maîtrise de droit...
A suivre...
Rédigé par: | le 07 avril 2008 à 11:22
J'aimerais bien savoir pourquoi Jean-Robert Callon de Lamarck, qui était représentatif d'une partie très significative des CPI, a démissionné de son mandat de vice-président. A t'il été incité à le faire ? Idem pour le permanent de la CNCPI qui a disparu sans explications hormis un "hommage funéraire" du bureau de la CNCPI.
Pour moi, il n'était pas choquant, bien au contraire, que les diverses sensibilités soient représentées au sein du bureau et de la CNCPI. M. Callon, pourriez vous nous éclairer ?
Rédigé par:Postulant EQF | le 07 avril 2008 à 11:11
L'INPI a l'amabilité de préciser ce qui suit :
"L’examen de qualification mention brevet débutera bien en octobre 2008. Les épreuves écrites et orales seront organisées respectivement au cours du mois d’octobre 2008 et du mois de décembre 2008. Les dates précises des épreuves écrites et orales seront communiquées par l’INPI au cours du mois de mai 2008."
Concernant le montant de la redevance, il serait de 200 euros, mais l'information officielle paraîtra dans le prochain PIBD. Enfin, il n'est pas certain que les personnes inscrites sur la liste spéciale selon L442-5 CPI soit en mesure d'établir une attestation recevable concernant l'expérience professionnelle.
Pierre BREESE
Rédigé par:Réponse de l'INPI | le 07 avril 2008 à 10:10
La lecture des commentaires confirme mon sentiment : Le débat avocat/cpi fait passer un second plan le problème du report de l'EQF.
Non seulement les "futurs cpi?" n'ont pas leur mot à dire dans le débat, mais en plus il ne peuvent acceder à la profession.
Rédigé par:Un futur CPI ? | le 07 avril 2008 à 10:04
Personne de demandera l'avis des non-CPI, en particulier sur la formation, parce que cet avis est contraire à ce que veulent les CPI au pouvior.
C'est aux non-CPI de réagir. Organisez-vous. Faites-vous entendre.
Rédigé par: | le 07 avril 2008 à 09:41
Il existe actuellement des critères légaux permettant à un CPI de passer avocat : 5 ans d'expérience + une maîtrise de droit.
Il faudrait nous expliquer comment les avocats vont accepter que les CPI ingénieurs qui ne remplissent pas ces critères légauxloi puissent passer avocat... .
A mon avis, il ne faut pas rêver, et certains CPI risquent d'être fort déçus d'avoir à passer les examens qu'ils croyaient réservés à la jeune génération.
Je rigole déjà...
Rédigé par: | le 07 avril 2008 à 09:38
Je n'y comprend plus rien : d'après ce que j'avais compris des explications du Président Derambure, les conditions pour devenir avocat dans le futur seraient l'examen du CEIPI qui remplacerait pour les ingénieurs l'examen d'entrée au CAPA et l'EQE qui remplacerait l'examen l'examen de sortie.
Mais des propos alarmistes - notamment sur ce blog - laissent penser qu'en réalité, le Ceipiste devrait dans le futur non seulement passer ces examens (CEIPI, EQF et EQE), mais aussi les examens d'entrée et de sortie du CAPA, avec certes la possibilité de choisir des options PI, mais pour le reste identique à ceux que passent les juristes. Cela me semble impossible, sauf à suivre une formation complète d'avocat.
M. Derambure, pourriez vous expliquer ce qu'il en est ? Je trouve que les informations officielles diffusées via le site de la CNCPI sont ambigues, sentencieuses et un peu décalées par rapport à la gravité de la question. Faites SVP un effort de clarté et de transparence.
Merci à tout ceux qui part ce blog et les commentaires se préoccupent des jeunes de la profession.
Rédigé par:Ceipiste un peu perdu | le 06 avril 2008 à 21:40
Dans mon commentaires ci-dessous, je parlais d'inconvénients de la formation. Car il est clair que les inconvénients de la fusion (en particulier le discrédit de la PI française) tout le monde les vivra CPI comme avocats comme non-CPI...
Rédigé par:Non-CPI perplexe | le 06 avril 2008 à 21:08
Je crois qu'une telle consultation ne sera pas organisée car une très forte majorité est résolument contre la fusion et cette formation.
Dans mon entourage, les non-CPI sont unanimement CONTRE la fusion...
Les CPI seraient de même très majoritairement contre s'ils devaient en vivre quelques inconvénients.
Rédigé par:Non-CPI perplexe | le 06 avril 2008 à 21:02
A quand une vraie consultation des non-CPI ?
N’est-il pas envisageable d’organiser une vraie consultation, sondage éventuellement, auprès des non-CPI ?
Rien que pour avoir une idée du nombre de non-CPI qui envisagent sérieusement de suivre la formation proposée. Parce que c’est bien gentil de discuter à propos d’un cursus de formation, mais si personne ou trop peu de monde est prêt à suivre le cursus proposé, il va disparaitre et la profession avec.
Rédigé par: | le 06 avril 2008 à 19:54
@OZON
Le problème est que le bureau de la CNCPI est de plus en plus discrédité et ne veut pas l'admettre : il manque terriblement de vision et s'enferre dans des voies impossibles (proposition d'une candidate docile, même si elle n'est pas éligible, communication exaltée pour faire croire contre toute réalité que la fusion est un acte d'audace qui va renforcer le positionnement de la France,...).
Cela crée des tensions graves à l'intérieur de la profession et entre la profession et ses partenaires. L'image du déraillement de M Breesé est bonne. Mais tant que le conducteur du train reste aux manettes, on ne peut que courir à la catastrophe. Espérons que les CPI conservent suffisamment de bon sens lors de l'AG pour ne pas cautionner ces dérives et siffler la fin de la partie, pour permettre de revenir au coeur de notre métier.
Rédigé par:Sifflons la fin de la partie | le 06 avril 2008 à 07:30
@UJA
Le décalage entre l'éditorial un peu illuminé du Président de la chambre des conseils en PI, et le point de vue exprimé par les confrères et CPI que je rencontre est assez curieux. Vous êtes sur que M. Derambure parle au nom de votre profession ?
La situation est vraiment surréaliste, et je confirme que nos confrères étrangers se marrent.
J'aime bien la comparaison avec le secte du Temple Solaire ;-)
Rédigé par:avocat généraliste | le 05 avril 2008 à 14:55
Vous faites définitivement partie de mes favoris (voir le lien ci-dessous).
Quel richesse de la pensée!
Nous devons reprendre les synergies mises en place par nos anciens.
Nous serons aussi compétitifs que les autres.
Les associations de spécialites comme l'APRAM ont un rôle à jouer.
En effet, elles devraient donner des équivalences sur le plan des spécialités.
En effet pour en fait partie, les statuts exisgent, toute profession confondue, (industrie, avocat, cpi) de passer par une phase de stage.
C'est une bonne chose, unique je crois dans une spécialité.
A croire que d'autres avant nous...?
Rédigé par:JL COLOMBANI | le 05 avril 2008 à 10:54
Vous êtes définitivement l'un de mes favoris (voir le lien ci dessous)!
Quelle richesse.
En fait si nous imaginons les bonnes synergies, comme l'ont fait nos anciens, nous sommes aussi compétitifs que les autres.
Nos associations de spécialistes, à commencer par l'APRAM ont un rôle à jouer.
Exemple, la spécialisation, le fait d'appartenir à l'APRAM devrait peut être donner une équivalence en terme de spécialisation de part le parcours qui est exigé pour en devenir membre?
Rédigé par:JL COLOMBANI | le 05 avril 2008 à 10:46
J'ai aussi entendu dire que Thérese Lepeudry a vendu son cabinet à Hirsch, dont François Pochard est associé, d'où une irrégularité de sa candidature à la vice-présidence de la CNCPI.
En outre, il n'est pas sain que la CNCPI soit représentée par un Président et un vice-président qui ont vendu leurs cabinets respectifs : ils ne peuvent être considérés comme représentatifs de l'avenir de la profession. La façon dont sont actuellement abordés les négociations avec les avocats illustrent parfaitement ce décalage entre la représentation officielle de la Profession, et les intérêts de ceux qui en sont au quotidien les acteurs.
Rédigé par:OZON | le 05 avril 2008 à 10:34
@Non CPI perplexe
Je partage votre étonnement : quelle filière forte et influente subsistera après la destruction de notre profession ?
Influence sur les entreprises ? Il suffit de lire ce qu'écrit Thierry SUEUR ou la CGPME.
Influence sur nos confrères étrangers ? Ils ne semblent pas terrorisés par cette évolution française, mais plutôt goguenards et amusés.
Influence sur les pouvoirs publics ? Même le Président Derambure n'y croit pas...
Ce dernier a je crains perdu le sens de la réalité, auto-ébloui par ce qu'il croit être de l'audace alors qu'il s'est fait totalement manipuler et instrumentaliser par les avocats et la Chancellerie, qui ont su déceler son point faible, l'ego.
Mais le problème est que toute une profession risque d'en faire les frais, ainsi que les entreprises françaises. Et le pire est que l'appel à l'individualisme exprimé dans la "lettre aux CPI" risque de réunir une petite majorité de CPI subjugués par l'aubaine d'un titre d'avocat à moindre frais, et peu préoccupés de l'intérêt collectif.
Rédigé par:CPI tout aussi perplexe | le 05 avril 2008 à 09:48