Une étude menée par le Centre d'Analyse Stratégique fait apparaître que :
- 49% des personnes considèrent que leur situation personnelle s'est dégradée en un an, et 20% qu'elle est restée stable
- Une forme majorité considère que la crise est aussi grave (31%) voire plus grave (42%) que la crise de 1929
- une majorité considère que le système sera réformé en profondeur (61%) ou sur certains points (37%), mais seulement 11% pense que le système sera effectivement réformé, hormis quelques points (59%)
- ils sont partagés sur le pronostic de sortie de crise (2010, 2011 ou plus tard)
- La vision post-crise est celle d'une société française plus respectueuse de l'environnement, plus capable de changer, plus solidaire, mais moins ouverte, moins tolérante, moins sûre, plus inégalitaire et moins idéaliste et plus autoritaire
- Ils prévoient davantage de coopération, mais dans un monde plus dure : plus de coopération entre les puissances économiques, mais plus de guerres et conflits et plus d'inégalités entre pays riches et pays pauvres
- les battants 29% : plutôt épargnés par la crise et ils minimisent sa gravité et ont une vision optimiste de la sortie de crise. Ils voient une occasion pour redoubler d’efforts et pour améliorer – sans le bouleverser – le système existant.Ils affichent une confiance dans les organisations politiques et économiques actuelles et leur capacité à oeuvrer. Ils sont attachés aux valeurs traditionnelles d'ordre et d'élitisme et rejettent la rupture et le changement. Ils sont peu sensible à l'affect, ou au notions de sérénité ou de tendresse. Ils ont une soif de réussite à travers le goût pour le travail et la possession et une volonté de puissance. Ce sont des personnalités audacieuses, ancrées dans la sphère pratique, peu sensibles à l'épanouissement purement intellectuel. Ils perçoivent la crise comme une opportunité pour agir. (surtout hommes et jeunes, CSP+, diplômés, hauts revenus)
- Les rebatisseurs 13% : Restant optimistes, ils croient en l'existence de remèdes efficaces par le dialogue et l'empathie et font confiance à leurs gouvernants. Ils voient dans la crise une occasion de rebondir vers un pays et un monde plus sûrs et plus ouverts.En quête de sérénité et d'émotions, ils rejettent toute menace anxiogène. Ils sont ouverts à autrui et adoptent une posture volontaire et dynamique, appréciant les défis et aimant la découverte. (surtout des femmes, personnages âgées de plus de 45 ans, retraités et employés)
- Les repliés 23% : Septiques quant à l'existence de solutions de sortie de crise, ils prévoient un monde avec plus d'inégalités, plus de conflits et vivent une crise anxiogène en se repliant sur eux. Ils rejettent l'ouverture à l'autre et les valeurs de sérénité et s'enferment dans l'immobilisme et la méfiance de ce qui s'apparente à de la nouveauté. (surtout des jeunes et des cadres)
- Les réformateurs 19% : ils anticipent une crise longue et souhaitent une réforme profonde du système capitaliste sans y croire vraiment. Ils restent plutôt optimistes sur l'avenir et expriment un net rejet des valeurs traditionnelles de valeurs patriotiques, discipline, possession matérielle et soif de puissance. Ils recherchent l'apaisement par une posture humble, réfléchie et un attachement à la nature. La crise est une occasion de réfléchir.(surtout femmes, professions intermédiaires, revenus modestes)
- Les sinistrés 16% : ils prévoient une crise longue et sont très pessimistes sur l'après-crise : société plus autoritaire, plus inégalitaire et intolérante. Ils souhaitent sans illusion une réforme profonde du système capitaliste. Ils aspirent à des valeurs de sérénité et de fidélité, avec un rejet de la distanciation et de la puissance. La crise est une menace. (surtout 35-54 ans, CSP-, peu diplômé, revenus modestes).



Commentaires