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18 juillet 2009

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Voici les sites qui parlent de Fusion CPI-avocats : où en sommes nous ? :

Commentaires

Je vous rejoins tout à fait, surtout concernant une réflexion plus que nécessaire et surtout plus qu'absente actuellement sur la formation ! Etant un "jeune" dans cette profession, je suis plus qu'effaré de voir le niveau de réflexion (et des arguments) au sujet de la lourdeur du prochain cursus. Qu'on soit pour ou contre cette absorbation, on se doit d'affronter la question de la formation sans la glisser sous le tapis.

Or de ce coté, rien ne semble venir : ni de la CNCPI, ni du CEIPI (désespérément silencieux dans ce débat).

D'où nous viendra le secours...

Je pense que nos décideurs ne se sentent pas concernés....On s'en préoccupera dans 5 ans quand il y aura 5 fois moins d'étudiants au CEIPI....


L'EQE gardera-t-il un sens? Non, sauf à recréer la profession de conseil en brevet, en autorisant les mandataires européens à représenter leurs clients devant l'INPI.

Pourquoi pas d'ailleurs, on peut encore modifier le texte du Sénat. Ou l'amender ensuite.

L'EQE garde évidement un sens. C'est cet examen qui est reconnu par nos clients (Nous retrouvons parfois nos interlocuteurs sur les bancs des séminaires de préparation) et à l'étranger.

Et après la fusion, il y aura les avocats mandataires européens (ceux dont on pense qu'ils sont raisonnablement compétents) et les avocats tout court (ceux qui font semblant mais qui ont tout à prouver)

Les Mandataires Européens "Grand-pères" sont-ils "raisonnablement" compétents ou non? Si non, pourquoi les laisser exercer dans les mêmes cabinets? (ils ne font apparemment pas fuir les clients toutefois)

Est-on compétent parce qu'on réussit un examen?
Le savoir-faire est-il réductible au savoir?
La connaissance de la théorie est-elle une condition nécessaire (voire même suffisante) pour faire un bon praticien?

Longue vie à peau d'âne en tout cas !

@Skeptic
Entre affirmer que les les mandataires européens sont inutiles et prétendre que les "Grand-pères" ne seraient pas compétents (ce que je n'ai absolument pas fait d'ailleurs) il me semble qu'il y a toute une série de nuances et de positions..... non?

@ Bof : j'ai cru vous lire au sujet d'avocats qui "font semblant" et "ont tout à prouver"?

Les mandataires européens servent à quelque chose, évidemment, dans le schéma actuel. Mais l'EQE à l'avenir? Cela reste à voir.

Je ne fais pas de distinction parmi les mandataires entre "jeunes" et "grands pères". Les jeunes dont je suis ont appris une bonne part de ce qu'ils savent au contact de mandataires plus agés.

Par contre, après la fusion, le titre de mandataire permettra de distinguer un avocat actif dans le domaine des brevets de celui qui n'intervient occasionnellement. Et le titre de mandataire s'obtient maintenant avec l'EQE....


Pourquoi certains ont-ils besoin de se rassurer avec des étiquettes, certificats et parchemins?

Je pense pour ma part que les ingénieurs (bac + 5) deviendront avocats sans passer l'EQE (déjà bien assez de travail comme çà).

Un job ce peut être une passion (c'est mon cas). C'est alors merveilleux.

Mais il y a aussi : le conjoint, les hobbies (le golf çà prend du temps !), les amis, les enfants, ...et prendre le temps de savourer un tas de choses. Comme un café crème, une jolie scène, la voix douce de quelqu'un de charmant, l'air du temps...


Un poète

PI çà veut dire Poésie Immanente

@Tell me why

"Je pense pour ma part que les ingénieurs (bac + 5) deviendront avocats sans passer l'EQE "

Et comment? Par l'oeuvre du saint-esprit? Je vous rappelle que le projet de loi pose l'EQE comme condition pour l'accès au barreau. A moins de passer par la "voie normale" (master de droit + CAPA)...ce qui demande au moins autant d'études - si ce n'est plus - que l'EQE. Pour apprendre des choses moins utiles.


"Tell me why" a raison en ce qu'il y a nombre de voies d'accès à la Robe prétorienne. Pas seulement celles définies par EPR.

Par exemple un EQFB pourra être avocat sans EQE. Il y a des EQFB de 26 ou 27 ans, cette voie va donc rester ouverte longtemps.

De toute façon, je ne sais pas pour vous, mais je trouve que çà traîne trop tout çà. C'est comme dans une rencontre entre deux personnes. Si çà ne se fait pas au bout d'un moment, c'est que çà ne se fera jamais. Y aura-t-il réellement fusion? Pour l'instant, nous n'avons qu'un vote au Sénat.

Enfin bon, il y a théoriquement jusqu'à l'automne 2010; "wait and see"

Terrible : j'ai l'impression qu'en un an, on a fait du surplace. On aurait quasiment pu écrire tout çà en août 2008.

Je suis souvent d'accord avec Pierre mais dans ce cas, je me permettrai de lui porter la contradiction. L'analogie entre la fusion avocats/CPI et le protocole de Londres ne me semble absolument pas pertinente. Dans le cas du protocole de Londres, une position de la CNCPI allant à l'encontre d'une réforme d'un intérêt évident pour les clients ; dans le cas de la fusion, un projet qui se propose de fusionner deux métiers complètement différents (et chaque contact que j'ai avec des avocats, et j'en ai souvent, me convainc que ce sont bien des métiers tout à fait différents) et ignore totalement les besoins des clients, sans parler de l'absence d'étude d'impact.
Quant à l'issue du débat parlementaire, on peut certes faire des pronostics, mais le vote hostile du barreau de Paris n'est pas à négliger et il se pourrait que le vent tourne - surtout que l'interprofessionalité semble regagner du terrain dans les sphères officielles. Donc les opposants à la fusion ne doivent pas se décourager. Affaire à suivre..

Francis Hagel

Effectivement, pas du tout certain que l'absorption se fasse in fine.

Anyway: "The only thing that remains is that I am still what I used to be."

(guess who)

@Foresight & Hagel
Ca servirait à quoi alors qu'on ait payé 150000 euros d'honoraires de lobbying au président de la CNCPI ?

Pour repondre a Francis Hagel, il y a un vrai parallele entre le protocole de Londres et cette situation. Lorsque je negocie mes couts avec mes cabinets d'avocats, le volume d'affaires est cle.

Dans ce cas, negocier sur la base d'un volume plus important car le meme cabinet pourrait couvrir l'ensemble de mes prestations juridiques serait donc dans l'interet de la plupart des entreprises et offrirait un service de meilleure qualite, mes experts brevets travaillant dans la meme equipe avec les fiscalistes, expert en droit de la concurrence ....

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