Bibliographie

Actualité

Envie d'entreprendre

Un CPI blogueur

Intellectual-Property-WebNews - IPWEBNEWS

KM Richard Collin

Contacts

  • Marc de Fouchécour
    Inventeur, mathématicien, professeur à l'ENSAM et surtout un des meilleurs spécialistes du KM en France. Marc est à la croisée des chemins de l'Innovation, du management des connaissances, et de la PI.
  • Yann de Kermadec
    Inventeur, passionné par l'innovation, Yann conseille de nombreuses entreprises pour la mise en place et l'animation d'une politique d'innovation.
  • Denis ETTIGHOFFER
    Conseil en organisation, auteur d'essais décoiffants et conférencier brillant, Denis apporte une vision originale de l'évolution du monde.
  • Etienne KRIEGER
    Docteur ès sciences de gestion à Paris-Dauphine, est cofondateur de NAVIDIS, Etienne est l'animateur infatigable d'une immense communauté de jeunes entrepreneurs.
  • Jean-Sébastien LANTZ
    Enseignant chercheur en économie de l'innovation.
  • Richard Collin
    Pape du KM, manager du futur, organisateur du salon Innovation et KM. Un personnage incontournable !
  • Un excellent confrère blogueur

Liste des notes

« China's dilemma : higher pay or pricey products ? | Accueil | Yves Lapierre nommé Directeur Général de l'INPI »

17 août 2010

Commentaires

Misère de l'esprit! J'invite ce Monsieur Brice Challamel à s'informer mieux avant d'affirmer le contraire de ce qu'un prix Nobel a démontré. http://www.ettighoffer.fr/421/dans-l%E2%80%99economie-immaterielle-les-entreprises-doivent-se-developper-grace-aux-idees

Je l'invite aussi à lire ce pdf qui lui expliquera comment les conseils en innovation font que ça marche!
http://www.ettighoffer.com/fr/livres/7emechapitreNebrain.pdf


Merci M Ettighoffer pour ces liens très intéressants. Vous avez tout à fait raison d'insister sur l'importance de reconnaître ceux qui sont à l'origine des innovations. Mais je ne pense pas que M Challamel soutienne le contraire.
La question de fond est de déterminer les ressorts motivant les innovateurs, et je partage le point de vue que M Breesé a exprimé dans des post précédents, concernant le recours exclusif à une prime "d'inventeur salarié" : celle-ci sera toujours considérées comme mesquine par l'inventeur et excessive pour l'employeur. De plus, le système actuel des inventions de salariés est réducteur en ce limitant aux seuls "inventeurs" cités sur le brevet et méconnaît la démarche souvent collective.
Les propositions de loi récemment présentées n'abordent pas ce point sensible.

L'enjeu est donc de faire la synthèse entre les recommandations et réflexions très pertinentes de M Ettighoffer, en dépassant une approche que M Breesé qualifie de financiarisation, qui ne peut à elle seule répondre au besoin de reconnaissance des innovateurs, et le besoin de motivation de leurs collaborateurs pour les entrepreneurs.

"Misère de l'esprit! "
=> vous êtes un sot, et je suis très intelligent.

La preuve ? Lisez mes livres et suivez mes conseils ...
CQFD

B. Challamel n'est pas un inventeur, il mélange idée d'un menu pour le diner, idée d'un voyage, idée d'une plante à étudier idée de tout! mais il y a aussi les projets de programme de recherche qui aboutissent à un brevet enregistré avec nouveauté et inventivité reconnue!
Si on ne veut pas donner de l'argent alors attribuer en cas de licenciement 1 mois de salaire en indemnité supplémentaire par brevet enregistré et 6 mois de salaire par brevet exploité: ainsi un bon inventeur aura une garanti d'emploi et peu de chance d'être licencié!!

Bonjour,

j'ai donc suivi les conseils qui me sont si aimablement donnés par M. Ettighoffer, et lu avec beaucoup d'intérêt les pensées des prix Nobel d'Economie au Forum de Davos, renvoyant au téléchargement du chapitre VII de son livre. Mais je travaille aussi toute l'année, avec mon équipe, pour des entreprises industrielles et commerciales qui sont bien loin de nos réflexions élitistes et dans lesquels les hommes et les femmes ont PEUR de donner des idées, car ils ont l'impression qu'ils risquent d'entrer en conflit avec leurs collègues ou, pire encore, avec leurs hiérarchies.

Et ils ont malheureusement souvent raison. Or le système de rémunération discrétionnaire des idées renforce cette peur, car il ajoute une dimension financière au conflit qui pourrait naître de leur initiative, et leur rappel à chaque instant qu'ils ne sont pas payés pour avoir des idées (puisque leurs idées sont payées séparément).

Bien entendu, Jacques Schmitt a parfaitement raison dans son commentaire et je le remercie d'avoir lu mes propos sans chercher à les transformer et de si bien les restituer dans ses propres mots. Le post cité par Pierre Bréesé traite en effet des systèmes dits "d'innovation collective" (et non pas du processus de R&D dédié aux chercheurs ou des dépôts de brevets des inventeurs), ne confondons pas tout car l'immense majorité des idées n'a pas la dimension technique nécessaire à la reconnaissance officielle d'un brevet. Ces systèmes permettent donc d'instaurer un peu de démocratie dans l'entreprise, et de donner leurs chances aux propositions d'un Chef de Ligne en usine ou d'une Assistante Commerciale au siège. Car eux ne vont pas à Davos, ne lisent pas les articles des prix Nobel et n'ont pas de chapitre à télécharger sur Internet. Mais ils se font dénigrer de la même manière que moi ici où sur mon blog dès qu'ils prennent la parole.

Sur ce dernier point, moi qui suis le fils d'un sidérurgiste, né en élevé en Lorraine près de l'usine de Chiers Chatillon Gorcy où travaillait mon père, j'apprécie tout particulièrement de me faire traiter de "descendant de maître des forges" sur mon propre blog quand je dis qu'il faut donner la parole aux ouvriers et mettre en œuvre leurs idées plutôt que de s'en débarrasser avec une petite prime et un grand mépris, comme c'est encore souvent le cas... Pourquoi passons-nous si rapidement des débats d'idées aux combats de mots ? Faut-il que lorsque nous manquons de violence physique après plusieurs décennies de paix, nous soyons obligés de faire preuve de violence psychologique et verbale à la première occasion ? J'ai beau comprendre qu'un lauréat du "Prix Chereau Lavet de l'inventeur 2009" se sente personnellement attaqué par mon post (mais l'a-t-il vraiment lu avec le détachement nécessaire ?), j'en reste sidéré.

Réfléchissons donc ensemble, s'il vous plaît, plutôt que les uns contre les autres, à trouver tous les mécanismes correspondant à toutes les bonnes volontés susceptibles de générer l'innovation en entreprise. Car s'il n'y a pas de pensée ou de système unique et parfait applicable à tous en matière de reconnaissance de l'innovation, il existe un bon principe qui est l'écoute, soutenu par une valeur forte qui est le respect. Et qui commencent ici et maintenant...

Un inventeur dans une société pour laquelle j'ai travaillé m'a parfaitement résumé ce que je crois être quelque chose de très commun à savoir que la rémunération des inventions n'était pas un moteur de motivation pour innover, résoudre une solution technique et créer un nouveau produit étaient vraiment les drivers, la prime des inventeurs n'était là que pour le temps passé à supporter le dépôt d'un brevet.

Bonjour à tous,

On parle ici de stimuler la créativité. De mon point de vue, et en schématisant, on stimule les gens à faire ou ne pas faire quelque chose avec une carotte ou un bâton. Oublions ici le bâton. Mais n'oublions pas, sciemment ou non, tout l'éventail des stimulants "positifs" : reconnaissance, mention du nom de l'inventeur, culture d'entreprise, communication sur l'amélioration… et rémunération. De mon expérience en entreprise, et que l'on parle ou non de brevet, la proposition d'idées est améliorée quand il y a rémunération. Certes, au vu des problématiques exposées par monsieur Challamel, on peut se dire qu'il faut améliorer (transparence, objectivité, portée..), mais je reste persuadé que la rémunération est une des moins pires solutions. Il ne faut surtout pas proposer de la supprimer...

"C'est enfin l'ensemble de la culture de l'innovation qui est menacée par la rémunération des idées"

Faux, c'est OSEO qui en France tue l'innovation avec le barrage fait aux jeunes entreprises innovantes. OSEO comme seul organisme décideur de ce qui est innovant de ce qui ne l'est pas, halte au scandale de ces chargés de mission complètement à l'ouest.

OSEO pour l'aide aux PME oui, OSEO comme indicateur de l'innovation, NON!

Monsieur Ettighoffer, je vous trouve très arrogant et fermé au débat d'idées. Que l'innovation soit la clé du succès des entreprises, personne ne le conteste, il n'est pas nécessaire d'être prix Nobel pour cela.
Ce que MM Breesé et Chamallel exposent concerne une question tout à fait importante, qui est la création d'un climat favorable à une démarche partagée d'innovation. Je pense que vous vous trompez en réduisant cela à la mise en place d'une prime financière versée à quelques vedettes de l'innovation: cela créera beaucoup de frustrations - parfois justifiées, parfois non - et des stratégies individualistes.Bien sur, personne ne soutient qu'il faut priver le créateur ou l'innovateur d'une reconnaissance financière.
Je pense que la solution est beaucoup plus subtile et globale, comme cela a été présenté sur plusieurs notes de sur ce blog. Je suis assez d'accord avec le principe d'une reconnaissance financière significative pour des innovations exceptionnelles; j'ajoute que le système actuel d'une prime de qques centaines d'euros pratiquée dans mon entreprise me semble raisonnable, car présenter une invention ou une idée implique un surcroît de travail (préparation d'un mémo; parfois exposé devant un comité, travail avec un ingénieur brevet que j'ai parfois du mal à comprendre, relecture d'un projet de brevet qui parfois ne veut pas dire grand chose...).
Mais ma grande satisfaction est de voir mes idées prisent en compte et aboutir, et surtout d'être commercialisées. Et je suis bien conscient que sans mes collègues, sans le marketing, la prise de risques par la direction etc, je n'aurais jamais eu ce plaisir. De là n'allez pas caricaturer mon point de vue en pensant que je suis angélique : je suis content si j'obtiens une prime supplémentaire (ça m'est arrivé récemment), mais je suis sur que si on introduit un système de prime trop alléchant, cela déclenchera beaucoup de jalousies.et nuira au climat de coopération essentiel à l'esprit d'innovation de mon entreprise.

@Martin
Votre point de vue est plein de bon sens mais aussi présente un peu d'angélisme. Pour une invention significative (exceptionnelle par définition c'est rare) vos collègues du Marketing, des ventes et de la production reçoivent des primes individuelles de productivité, de qualité, bonus et commissions qui récompensent à juste titre leurs efforts idem d'ailleurs pour les dirigeants de l'entreprise. Vous seriez donc le seul qui, souvent à l'origine de l'invention,aurait un autre régime ? car vous avez raison les primes à l'invention sont de plus en plus correctes mais c'est lors d'une exploitation significative que les choses se gâtent. D'ailleurs je partage avec vous le plaisir que l'on a de voir ses inventions exploitées mais on a besoin de reconnaissance financière et aussi morale. Je regarde souvent avec envie la reconnaissance que IKEA accorde à ses designers...

Concernant Monsieur Challamel la phrase "payer pour les idées est une idée qui ne vaut pas un centime" ne contribue-t-elle pas au combat des mots ? Néanmoins la problématique de la reconnaissance globale et juste des contributions de chacun reste effectivement un véritable enjeu surtout en France.

M. Campion, il y a un grande différence entre les primes et bonus des commerciaux et la situation des ingénieurs : les commerciaux ont généralement un fixe très faible et son payés à la commission. Je ne les envie pas et trouve normale la situation de l'ingénieur de bureau d'étude bien payé, bénéficiant des intéressements et bonus de la société comme les collègues, d'une prime certes modestes lorsqu'il faut travailler à la préparation d'un brevet. Je ne suis pas choqué qu'une prime substantielle soit réservée à des inventions exceptionnelles et rares. Le "tout venant" est pris en compte par la rémunération de base dans mon esprit, c'est quand même mon métier que de faire progresser les produits et c'est pour ça que je suis payé. Je ne suis pas angélique mais réaliste : en voulant "le beurre et l'argent du beurre", on empêche d'aborder sereinement la question et en fait on empêche le débat. Merci à M. Breesé de nous permettre d'échanger nos points de vue sur cette questio, même s'ils sont divergents.

En lisant les commentaires récents, je réalise que le débat a progressé ici avec des apports très constructifs ! :D

J'en profite pour préciser un point important sur mon post d'origine et son titre. Résumer un post en une phrase est toujours réducteur, et il faut idéalement que cette phrase soit tournée pour stimuler l'imagination des lecteurs. Mais ma perspective n'est pas que les employés innovants ne reçoivent aucune rémunération. C'est qu'ils la reçoivent ensemble et pour la réussite globale de la démarche d'innovation, et non pas de façon discrétionnaire, idée par idée et personne par personne.

Or un principe de base dans mon esprit est que la rémunération d'un employé couvre son activité mais aussi l'avenir de son activité, dont il a la responsabilité par le biais notamment de l'innovation. Nous pourrions, néanmoins, aller plus loin et imaginer une proposition constructive.

Dans cette optique, un outil de rémunération globale, lié par exemple à la part du CA de l'entreprise générée par de nouveaux produits et services (ou a tout autre indicateur objectif de réussite de l'innovation) pourrait valoriser la bonne volonté et les efforts consentis par tous, sans créer de discrimination ou envoyer de message négatif dans le contexte d'une dynamique collective. Il pourrait s'agir d'un dispositif fiscalement intéressant, sur le modèle de l'intéressement, et qui permettrait au passage de résoudre la difficulté croissante d'attribution des stock options pour répartir équitablement le bénéfice généré par les idées innovantes mises en œuvre avec succès.

Bien entendu, ce dispositif ne se substituerait en aucun cas au droit des inventeurs dans le cadre notamment des dépôts de brevets. Il permettrait au contraire d'améliorer leur revenu en participant aussi à motiver ceux qui trouveront à la suite d'un dépôt de brevet de nouvelles idées de production, de commercialisation, etc.

Nourriture pour la réflexion... En attendant de lire les vôtres ! ;D

Misère de l’esprit… Adam Smith, le père de « La richesse des nations » ne croyait pas à la création de la richesse par les œuvres de l’esprit. Il considérait comme négligeable les apports des idées et dérisoire l’impact économique des chanteurs et autres bateleurs. Si l’on songe aux dégâts économiques causés sur l’économie touristique par les grandes grèves des artistes fin des années 90, on mesure son erreur d’appréciation. « Misère de l’esprit », voilà ce que voulait dire mon interpellation. Nous sous-estimons en permanence ce qui reste le moteur essentiel de l’économie : la créativité, les idées qui, souvent associés aux savoirs, impulsent l’histoire de nos manufactures, de notre industrie et de nos services… à valeur ajoutée. Encourager grâce à des méthodes diverses les échanges d’idées sur les sujets les plus divers est devenu un levier majeur de la mise en énergie positive des groupes humains dans l’entreprise.(http://www.ettighoffer.fr/1796/retrouver-l%E2%80%99artiste-dans-nos-entreprises) Je ne disais rien d’autre. Que viennent faire ici les autres commentaires et jugements de valeur (autres qu’économiques) pas très professionnels sur ma contribution !? Je ne suis pas très convaincu que certains intervenants ce soit donné la peine de lire le PDF ( http://www.ettighoffer.com/fr/livres/7emechapitreNebrain.pdf) mis à leur disposition sur les méthodes de gestion des idées,il aborde différentes façons de rémunérer les apports d'idées. Les lecteurs les plus motivés pourront toujours ce distraire de cette histoire.http://www.ettighoffer.fr/1161/le-poids-des-mots-la-force-des-idees) ( désolé mais je n'ai pas trouvé les balises hypertextes sur ce type de post)

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.