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« Les enjeux pour les professionnels de la PI | Accueil | America Invents Act of 2011 : un alignement avec le système européen des brevets ? »

09 mars 2011

Commentaires

Très intéressant pour comprendre la facturation de nos cabinets prestataires. Je trouve que le coût de certaines prestations comme le dépôt de demandes PCT est vraiment excessif. Je trouve que la stratégie de PSA est très pertinente et permis de tirer le mieux des cabinets, en évitant les dérives budgétaires.
Merci pour la qualité et la variété de vos notes, qui donnent une vision dynamique de votre métier

Ce modèle économique me fait penser à celui du marché des imprimantes : les fabricants proposent des produits avec un rapport qualité/prix satisfaisant voire très compétitif, et font la marge sur le consommable qu'ils verrouillent. Cela conduit marginalement à deux réactions : l'apparition de fournisseurs de consommables spécialisés et l'apparition de la recharge des cartouches par les acheteurs. Merci pour cet éclairage inédit sur le fonctionnement de votre métier.

Si je fais une règle de trois, ce cabinet fictif dépose à peu près 300 demandes par an, avec un coût moyen de 5500 € HT par demande incluant avec les taxes de dépôt (c'est dans la moyenne, les petits cabinets sont souvent moins cher, mais des gros cabinets pratiques des tarifs plus élevés). La masse salariale affectée à un dépôt est d'environ 4000€, ce montant étant sans doute le même en cas de rédaction "in house". Je retrouve aussi la marge de l'ordre de 1,8 appliquée sur les débours, dans la colonne "extensions". Ce coefficient multiplicateur vient compenser la maigre rentabilité des prestations de rédaction de demandes de brevet. Si les clients externalisent seulement la rédaction et internalisent les extensions, comme le font de plus en plus de grands déposants, cela va se traduire par une chute des résultats des cabinets, sans doute plus marquée pour les plus gros cabinets. Merci à M Breesé d'avoir décortiqué les chiffres, cela permet de mieux comprendre la structure de prix d'un cabinet et les points sur lesquels des efforts peuvent être réalisés pour améliorer le rapport qualité/coût.

La stratégie de PSA demande de disposer d'une équipe performante d'ingénieurs-brevets "maison", ainsi qu'une gestion administrative des procédures en interne - y comprises les relations avec les conseils étrangers. Concrètement, elle ne peut convenir qu'à la demi-douzaine de plus gros déposants. Pour les PME, mais aussi pour les grandes entreprises qui déposent relativement peu, il reste plus intéressant d'externaliser complètement l'activité PI. Il en va de même pour les organismes de recherche. Bref, il s'agit certainement d'une bonne stratégie pour PSA qui est à la fois le premier déposant et une des toutes premières entreprises de France, mais elle ne peut pas être généralisée.
Sans considérer que, si tous les clients ne demandaient aux cabinets que le travail de rédaction, ces derniers devraient augmenter leur marge sur cette activité. Donc l'avantage recherché serait perdu...

Votre commentaire est un plaidoyer pro-domo : beaucoup d'entreprises ont leur propre service de PI (dont mon entreprise qui a un portefeuille de 200 familles de brevets) qui traite en interne l'ensemble des questions de PI.
L'intérêt n'est pas seulement financier, il est aussi de gérer la PI en prenant en compte les objectifs réels de l'entreprise, de manière pragmatique. J'ai dans le passé fait appel à des cabinets, et j'ai souvent trouvé mes interlocuteurs très rigides, et à la limite de l'arrogance, surtout dans les grands cabinets. J'ai déploré le manque de transparence dans la facturation, et des marges anormales pour des opérations de simple transmission de documents.
J'ai eu une bonne expérience avec un petit cabinet bordelais (Aquinov).

Ce qui est étonnant, c'est que cela fait tout de même plus de 10 ans que notre profession aurait dû se chercher un autre modèle économique, mais on constate au contraire, que l'on a continué à traire la vache à lait qu'est le client, basé sur un raisonnement qui ne pouvait à terme que nuire à l'ensemble de la profession au profit d'autres acteurs, notamment étrangers. C'est quoi la signification du mot "conseil" - l'aurait-on oublié par hasard ? Quelle valeur lui attribuer ?

Indep, je partage votre dépit, mais je suis un peu plus optimiste depuis que j'ai appris que la CNCPI, au vu du blog de M Breesé, a engagé une réflexion sur les prestations de CPI du futurs. Il était temps, et c'est un signe encourageant qui montre qu'on a fini de se regarder le nombril avec des sujets qui divisent pour s'intéresser à l'avenir de notre profession.

Très interessant, et toujours d'actualité. Le suivi et l'analyse des coûts d'un portefeuille de brevet est d'autant plus nécessaire. C'est ce que permettent des outils tels que PI-Planner, avec en plus une projection des coûts dans le futur (voir www.pi-planner.com). Rien de tel que la transparence...

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