La contrefaçon de bonne foi ou par négligence, source de risques pour les PME
Les PME sont mal préparées à intégrer le risque de contentieux en matière de contrefaçon brevets. Et pourtant, l'enjeu est majeur : l'innovation coûte cher et représente une prise de risque. Il est légitime que les plus audacieux fassent respecter leurs droits, y compris par la voie judiciaire. Et beaucoup de dirigeants de PME tombent des nues lorsqu'ils reçoivent une mise en demeure d'un concurrent, se référant à un brevet dont ils n'ont jamais entendu parler.
Comment réduire les risques financiers d'une action en contrefaçon ? Deux solutions complémentaires :
- anticiper le risque par de bonnes pratiques,
- recourir pour le risque résiduel à une assurance Responsabilité Civile en contrefaçon de brevets.
Les bonnes pratiques : veille brevets, étude de liberté d'exploitation, et utilisation des brevets des concurrents comme stimulateur de l'innovation
Les PME n'intègrent que rarement l'analyse des brevets des concurrents dans leur processus d'innovation. Pourtant, l'accès à l'information brevets a été grandement facilité par le développement des serveurs Espacenet, Epoline, ou Google Patents. La sensibilisation de cette démarche est favorisée par les formations de l'IEEPI ou les prédiagnostic INPI, intégralement subventionnés. Une démarche d'innovation de qualité doit aujourd'hui intégrer une étape préliminaire d'identification des brevets concurrents et d'analyse de la liberté d'exploitation du projet. Mieux, cette étape devrait dynamiser le processus d'innovation par une utilisation maline de l'information brevets : en cherchant à contourner juridiquement un brevet gênant, une entreprise est souvent amenée non seulement à trouver une variante, mais à faire mieux, et finalement à innover par rapport à la solution brevetée par son concurrent. Cette bonne pratique mériterait à devenir un référentiel ou à tout le moins une procédure qualité dans une démarche de certification ISO9001/2000.
La couverture des risques résiduels par une assurance : l'offre ZEN INNOVATION d'ACE
Quelles que soient les précautions prises, un risque résiduel subsiste : les demandes de brevet ne sont publiées qu'au bout de 18 mois, et une rech
erche approfondie ne permet pas de supprimer ce risque. Même les recherches les plus sérieuses ne permettent pas de garantir une exhaustivité, et le meilleur professionnel ne pourra éviter le risque d'une décision judiciaire contraire à son analyse. Ce risque est d'ailleurs renforcé par la possibilité, pour le breveté, de modifier ses revendications après la délivrance en cas d'identification d'une antériorité nouvelle, que prévoit la CBE2000.
Pour cela, la solution de l'assurance est une voie souvent explorée dans le passé, mais sans aboutir réellement à des offres commerciales. Le problème n'est pas simple : la mutualisation des risques, par une assurance obligatoire comme pour l'assurance voiture n'est pas envisageable. Les grandes entreprises rejettent à juste titre ce principe qui consisterait à faire payer en fonction du nombre de dépôt. Un traitement au cas par cas n'est pas non plus adapté, le coût du traitement d'un dossier étant rédibitoire au regard des montants en cause.
ACE EUROPE vient enfin de combler le vide français en proposant un contrat ZEN INNOVATION, garantissant les conséquences pécuniaires d'une action en contrefaçon de brevets engagée contre l'assuré. Cette garantie porte sur les frais suivants :
- Honoraires d'avocats, d'experts et de CPI
- frais de reconstitution d'image
- Dommages et intérêts
- Frais nécessaires à la constitution de garantie civile.
Ce contrat a été élaboré avec l'assistance d'avocats et de conseils en Propriété Industrielle, notamment le cabinet REGIMBEAU et répond à un réel besoin.
La solution pour les garanties exigées par le licencié
Cette garantie répond à une autre préoccupation majeure : celle de l'organisation de la garantie assurée par le breveté à son licencié dans le cas où ce dernier est attaqué en contrefaçon. Ce point dur dans la négociation de licences trouve enfin une réponse par la souscription d'une garantie ZEN INNOVATION, dont le coût sera normalement répercuté au licencié en contrepartie de la garantie qui peut lui être accordée par le breveté.
Bien entendu, cette garantie ZEN INNOVATION est d'autant plus adaptée que l'entreprise s'est par ailleurs organisée pour mettre en place de bonnes pratiques en matière de conduite d'un projet d'innovation.
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